Cf. p. 77, n
7. (' Il énerve l'autorité du conseil.» Bossuet. Histoire universelle, IL o. « C'est nous qui. par nos artifices, trouvons le moyen d'énerver leur zèle. » Bourdaloue, Sermon sur
T)E nE>'RIETTE-MARÎE DE FRANCE.
et on lui ôte un certain poids*, qui seul est capable de tenir les peuples. Ils ont dans le fond du cœur je ne sais quoi d'inquiet qui s'échappe *, si on leur Ole ce frein nécessaire; et on ne leur laisse plus rien à ménager, quand on leur permet de se rendre maîtres de leur religion. C'est de là que nous est né ce prétendu règne de Christ^, inconnu jusques alors au christianisme, qui devait anéantir toute la royauté et égaler* tous les hommes; songe séditieux des Indépendants, et leur chimère impie et sacrilège : tant il est vrai que tout se tourne^ en révoltes et en pensées séditieuses, quand l'autorité de la religion est anéantie! Mais pourquoi chercher des preuve^ d'une vérité que le Saint-Esprit a prononcée par une sentence manifeste? Dieu même menace les peuples qui allèrent la religion qu'il a étabhe, de se retirer du milieu d'eux, et par là de les livrer aux guerres civiles. Ecoulez comme il parle par la bouche du prophète Zacharie^ :
le Ingénient dernier, 2° aient ((hiiis Littiv).
1. Autorité, force. « Ils (les livres (Ir rAiicieii Testament) se souticniiriil (le leur jiropre poids. » Bossuet, Jlist. universelle (dans Liltréj.
« Il est sans doute (|ue le jioids de la vérité les déterniinera iiuoutiueut à ne i)lus croire à vos impostures. « Pascal, Provinciales, XV. « Sylla, dont le nom odieux, mais illustre, dniuie un j;raud poids aux l'ai-onueluenls de la iiolili(]ue. » C.oi'ueille. Sertorins, An lecteur.