Par sa mii->aiicc ot son raii
'£. Var. : et digues de leurs aïeux
â. Voir la notice de ï'Ornisoii fiiuèifri' suivaule.
\. obliçiée à. Cf. p. 77. n. 6.
b. Sous les yeux de. Cf. p. 18o.
DE III:NRIETTE-MARIE de FRANCE.
fait sur la même mer, lorsque, venant prendre possession du sceptre de la Grande-Bretagne, elle voyait, pour ainsi dire, les ondes se courber sous elle, et soumettre toutes leurs vagues à la dominatrice des mers! Maintenant chassée, poursuivie par ses ennemis implacables qui avaient eu l'audace de lui faire son procès, tantôt sauvée, tantôt presque prise, changeant de fortune à chaque quart d'heure, n'ayant pour elle que Dieu et son courage inébranlable, elle n'avait ni assez de vents ni assez de voiles pour favoriser sa fuite précipitée. Mais enfin elle arrive à Brest, où, après tant de maux, il lui fut permis de respirer mi peu.
Quand je considère en moi-même les périls extrêmes et continuels qu'a courus* cette princesse, sur la mer et sur la terre, durant l'espace de près de dix ans, et que d'ailleurs je vois que toutes les entreprises sont inutiles contre sa personne, pendant que tout réussit d'une manière surprenante contre l'Etat, que puis-jer penser autre chose sinon que la Providence, autant ^ attachée à lui conserver la vie qu'à renverser sa puissance, a voulu qu'eHe survéquît^ à ses grandeurs, afin qu'elle pût survivre aux attachements de la terre et aux sentiments d'orgueil qui corrompent d'autant plus les âmes qu'elles sont plus grandes et plus élevées? Ce fut un conseil^ à peu près semblable qui abaissa autrefois David sous la main du rebelh; Absalon. « Le voyez-vous, ce grand roi, dit le saint et éloquent pi'ètre de Marseille-', le voyez-vous