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ORAISON FUNÉBRK
l'exemple de Moïse* que les mains élevées à Dieu enfoncent, plus de bataillons que celles qui frappent. Quand Idut cédait à Louis, et que nous crûuu3s voir revenir le temps des miracles^, où les mur;iillos tombaient au bi-iiit ditrompettes, tous les peuples jetaient les yeux sur la reine, et croyaient voir partir de son oratoire la foudre qui accablait tant de villes^.
Oue si Dieu accorde aux prières les prospérités temporelles, condjien plus leur accorde-t-il les vrais biens, c'est-à-dire les vertus? Elles sont le fruit naturel d'une i âme unie à Dieu par l'oraison. L'oraison qui nous les obtient nous apprend à les pratiquer, non seulement comme nécessaires, mais encore comme reçues du Père des lumières, d'où descend sur nous tout don parfail*; et c'est là le comble de la perfection, parce que c'est le fondement de l'humilité. C'est ainsi que Marie-Thérèse attira par la prière toutes les vertus dans son âme. Dés sa première jeunesse elle fut, dans les mouvemenls^ d'une cour alors assez turbulente, la consolation et le seul soutien de la vieillesse infirme du roi son père*^. La reine sa belle-mère, malgré ce nom odieux, trouva en elle non seulement un respect, mais encore une tendresse, que ni le temps ni l'éloignement n'ont pu altérer. Aussi
des armées, || Etant bien assuré que ces vaines fumées || .N'ajoutent que de l'ombre à nos obscurités. » Malherbe (dans Littré). « Je suis «.ss^o'é qu'on me croira... sur le chapitre des autres. « l>a Hocbefoucauld. III, WiiGrands ccvivains).