‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 292 sur 615 · lettres de Mazarin. t. VIIK éd. ilWvciu'I. p · texte numérisé non relu

lettres de Mazarin. t. VIIK éd. ilWvciu'I. p

•1. r.uy l'aliii. Lettres de juillet cl ;i(iùi KoS. éd. Réveillc-Parise, l. II. |.. \\±iii.

r>. M;i/;iri)i. Lettres, t. VIII. pul)lié [lar G. d'.\vciiel, p. 5o7, 5GI.

SfiO. 371. — Mlle de Montpensiei iMétnoires. t. III. p. 26f>) et Bussy- Raltiitiii iMétnoires, éd. Lalamic, l.II,p.7r)i aflirnioiitau!ï<i la complicité de la Palatine avec Mines de Clioisv et de Fieiuies. conseillères du frère ilu rui eu celle uccasiou.

LiussuET, — Or. lun. lU

doute, la prudence de se faire donner par écrit, qu'on rétablit, pour elle, la charge de surintendante de la maison de la reine. Et en effet, des le 9 juin 1660, jour du mariage, à Saint-Jeande-Luz, de Louis XI Y et de Marie-Thérèse, elle en fut investie. Mais c'était bien à contre-cœur que Mazarin tenait sa promesse, et cela non pas seulement parce qu'Anne kii rappelait des souvenirs importuns, mais parce que la charge était belle, et que, ne pouvant pas en jouir lui-même puisqu'il avait déjà la surintendance de la maison de la reine-mère, il voulait du moins en faire proliter quelqu'un de sa famille. Aussi n'hésitat-il pas. avant de mourir, à supplier le roi d'exiger la démission de la princesse Palatine pour transférer sa charge à Olympe Mancini, comtesse de Soissons. Il laissait, du reste, par testament de quoi rembourser à Anne de Gonzague le prix de sa chai^ge. Louis XIV s'empressa de déférer à la volonté de son muiistre, et deux mois après la mort du cardinal, terme que Mazarin avait fixé lui-même, la princesse Palatine dut « se défaire volontairement de sa charge », sous prétexte de sa santé, « entre les mains de la comtesse de Soissons ».

Cette facilité avec laquelle Louis XIV se débarrassait d'elle lui prouvait assez que, lui non plus, il « ne l'aimait pas* ». Et le motif en était d'abord, évidemment, la rancune qu'il gardait, dans son orgueil de souverain, contre les survivants, quels qu'ils fussent, de ces discordes civiles où l'honneur et la sécurité du trône avaient couru si grande aventure -. Mais aussi, sans doute, partageait-il contre elle l'animosité générale des courtisans à l'égard des « étrangers ». « Elle n'était pas aimée, nous dit Mlle de Montpensier; tous les gens de condition honorent fort la maison royale », mais ils sont « fort contre l'élévation des princes étrangers"^ ». Et Saint-Simon, quand il critiquait plus tard 1' « élévation » dont avait bénélicié la maison de Gonzague-Nevers, depuis son établissement en France, se fait à son tour l'interprète de cet esprit

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