‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 347 sur 615 · Jesus-Christ et su7i Eglise · texte numérisé non relu

Jesus-Christ et su7i Eglise

Voir les sermons sur la Divinité de la Heligion (1665), sur les Effets de la Résurrection deJ.-C. M681), sur l'Unité de l'Eglise (1681 : Sermons choisis, p. 329, -iôo, -i67).

8. Propre: appropriée, «convenable à (luebpi'un ou à quelque cbose ». Dict. de IWoadémie, 169i.

« 11 me faudrait en main avoir un autre amant; || Savoir qu'il me lût ])ropre... » Corneille, Mentcui'.U. 2.

« Toute sorte de conversation n'est pas également /^rojj/v à toute sorte d'Iioniiètes gens. » La Hocliefoucauld, I. 295 {lira-'ids écrivains).

« L'Académie clierclie les sujets qui lui sont propres'l Et qui pouvait lui être plus propre que vous"' > lîacine, Disc.à l'.Acadénne. « l'n habit qui

OI'.AISON riNÈBHE

rants, imprime aux uns et aux autros un même respect. C'est coMire cette autorité que les libertins* se révoltent avec un air de mépris. .Mais qu"oiit-ils vu ces rares génies, qu'ont-ils vu plus- que les autres? Quelle ' ignorance est la leur, et qu'il serait aisé de les confondre, si,

n'est propre que pour les jours de cérémonie. » Dict. de l'Académie, lG9i. Dans ce sens à'aptu.s,u propre, dit le I'. Bouhours, se met avec à et a\ccpour ». Remarques nouvelles, t. 1.

1. Libertins. Ce mot n'était usité au moyen âge que dans le langage du droit, avec sa signification étymologique de serf affranchi (cf.

les textes cités par GodelVoy, Vict.

de l'ancienne langue, française).

Au XVI' siècle, on le trouve déjà dans Je sens d'espiit fort, révolté contre la foi et la règle (cf. La Noue et Charron dans Littréi, sens qu'il prit sans doute par une évolution logique de son acception originelle (qui s'affranchit lui-même,... qui revendique etrecouvresaliljerlé...).

Ainsi s'expliquerait la dénomination que prit, vers loi!o, une secte d'hérétiques, très révolutionnaires dans la morale et dans le dogme, secte fondée par le IMcard Quintin et répandue dans le Brabant et la Hollande. Cependant, à la fin du xvi' siècle, le mot ne paraît pas encore entré dans la langue courante : les dictionnaires françaislatins d'Estienne et de Le Frère de Laval ne le donnent pas. Au commencement du XVII' siècle , les disputes religieuses du P. Garasse et de ses adversaires le renouvellent dans le sens général de licencieux, que donne en 1656 le Dictionnaire de Ph. Mouet. Au miiieu du XVII' siècle, l'emploi de ii'jerlin dans celte acception paraît s eiendre et se vulgariser : « Cette étendue libertine [d'une pièce de théâtre où l'unité de temps est violée]. » Corneille, Examen de la

Veuve. « Vous écrivez si Lien quand vous n'avez point de sujets que je n'aime pas moins ces lettreslà, toutes /i7*e7'//ne.f, que cellesoij vous faites ré[)onse. » Sévigné, VIII, 390 (Gr^n^Z-s écrivains). « Aussitôt que vous cesserez de les observer, elles deviendront libertines. » Mme de Maintenon (dans Godefroy, Lcrique de Corneille).

« Deux petits libertins [ deux ^^m\nè indisciplinés) qui mangeaient des cerises. » La Fontaine, le Florentin, se. VIII. « On dira... quelquefois, remarque aussi le P. Bouhours [Remarques nouvelles, t. I,, d'un homme (jui ne saurait se gêner et qui est ennemi de tout ce qui s'ajipelle servitude : il est libertiii.>y Cf. l'acception analogue de //6(,'?"</« dans le patois bourguignon, dans Godefroy [Dictionnaire). Enfin dans les auteurs de la seconde moitié du xvii' siècle, — Molière, Boileau, Fléchier, La Fontaine, Bossuet.Fontenello, etc., — le mot de libertin acquiert le sens d'esprit fort, homme impie dont les sentiments sont corrompus » (Bouhoursi, qu'il ne devait pas tarder à perdre de nouveau pour se restreindre à celui de « déréglé par rapport à la moralité ».

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