Se ressent. « Ressentir : Sen
tir fortement. » Dict. de lAcadéinie, 1694. Cl\ Or. fini, de Le Tellier :
« Glaive spirituel dont les superbes et les incrédules ne ressentent pas le double tranchant. » Or. fiin. de Condé : « On ressentait dans ses j)aroles un regret sincère.... » Racine {Grands Ecr., III, 516) : « Ressentez donc aussi (goûtez pleinement) cette félicité, a La Bruyère, Esprits forts: « JN'e s'apercevant point de la dignité de l'âme, ils ressentent encore moins combien elle est difficile à a.ssouvir. » La force intensive de ce verbe fléchissait d'ailleurs, ce semble, car La Rochefoucauld éprouve le besoin de le corroborer d'un adverbe : « La cour avait ressenti vivement la retraite du prince de Conti. » II, 116 (Grands écrivains).