‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 38 sur 615 · Fonder, fixer, accréditer. Cf · texte numérisé non relu

Fonder, fixer, accréditer. Cf

Bossuet, ïlisl. universelle. I, 10 :

«' Borne, toujours ennemie du Clu'istianisme, fit un dernier effort pour l'éteindre, et acheva de Vétablir. y> « Nous lui avons vu dire, du commun consentement de tout le parti, ([ue la suiiériorité du pape était mi si frrand bien pour l'E^li-ie, qu'il la faudrait établir si elle n'était i)as établie. » Id., Hist. des Variations, XIII, G.

A. Maximes. Rendes, nlan de conduite. Fréquent chez i5o-;'^uet. Cf.

plus loin, Or. /"««. de C'o/u/é, p.o2(t.

« De maximes, ils ne s'en chargent pas, de principes, encore moins:

ils vivent àl'aventure... » La Bruyère, Des grands.

5. Est [commencée. Les 'dictionnaires du XVI 1° siècle n'indiquent pas l'emjiloi de ce verbe au passif.

6. « Comme J.-C. son instituteur, (de l'Eglise) est venu au monde pour renverser l'ordre que l'orgueil y a établi. » Bossuet, Sermon pour la Septuagésime. « Saint .\ngustin ne fut jamais ni religieux ni instituteur d'aucun ordre. » l'atru (dans le Dictionnaire de Richelel).

7. Les évêques des Pays-Bas l'appellent. « Le P. de Bérulle^ fut prié... par plusieurs prélats de Flandre d'y envoyer quelques saints prêtres de la Congrégation [de l'Oratoire] pour les y établir en plusieurs villes ou diocèses, où on les souhaitait avec grand empressement sur ce (pion avait appris que partout ils fai^aitMit de grands fruit-^ jiar leurs missions dans les paroisse'^ île la canq)agne, et encore plus ])ar les retraites et par les confi-rences

doivont l'établissement de tant de maisons qui ont consolé leurs pauvres, humilié leurs riches, instruit leurs peuples, sanctilié leurs prêtres, et répandu bien loin aux environs la bonne odeur de l'Évangile.

Le P. Bourgoing n'était pas moins animé du véritable esprit du sacerdoce chrétien dans ses « exercices particuliers ». « Les minislrcs de Jésus-Clnist ont deux principales fonctions : pni'hM^ à Dieu par l'oraison, parler aux peuples par la prédication de l'Évangile. » Et c'est parce qu'il se retrempait continuellement dans la prière qu'il excellait dans le sermon :

Je ne m'étonne donc plus s'il prêchait si saintement au peuple fidèle* le mystère de Jésus-Christ qu'il avait si bien médité. 0 Dieu vivant et éternel, quel zèle, quelle onction! quelle douceur! quelle force! quelle simplicité et quelle éloquence! 0 qu'il était éloigné de ces prédicateurs infidèles, qui ravilissent^ leur dignité jusqu'à faire servir au désir de plaire le ministère d'instruire^; qui ne rougissent pas d'acheter des acclamations par des

avec lesquelles ils disposaient les ecclésiastiques à recevoir les saints Ordres. Car il faut savoir que pour lors les séminaires n'étaient point encore établis dans les diocèses comme à présent et que c'était beaucoup quand on pouvait obtenir que les prélats obligeassent pendant huit ou dix jours tous les ecclésiastiques d'assister à une conférence du matin etàune autredu soir, qu'on leur faisait dans les maisons de l'Oratoire, avant que de recevoir les Ordres. » « L'archevêque de Malines fut si charmé du P. Bourgoing qu'il voulut le retenir plusieurs années auprès de lui et qu'il l'appuya beaucoup de son crédit et de ses conseils pour plusieurs établissements que celui-ci fit en Flandre et particulièrement dans la ville de Louvain. » P. Cloysenult, Vies de quelques ])rétres lie l'Oratoire, ]t. ji. le P. Ingold.

1. Qui a la foi. Cf. La Bruyère, Des Esprits forts : « Ils sont à la vérité des esprits forts, et plus forts que tant de grands hommes si éclairés, si élevés, et néanmoins si fidèles. » « Lequel des deux fait un usage plus sensé de sa raison, ou le fidèle qui croit, ou l'incrédule qui refuse de croire? » Massillon, Ôa- 7'ême, sermon sur la Véî'ité de la Religion.

2.' Ravilisse7it. « De peur de 7-avilir les divins cantiques par des jiaroles humaines, faisons retentir jusqu'au Ciel celles qu'un ange même en a apportées. » Bossuet, 1" Serm. pour l'Assomption. Cf.

3. Le ministère d'instruire. C'est lui de ces latinismes particuliers à Bossuet. Cf. Tacite : ministeria belli; saint Paul dans la Vulgatc :

ministerium verbi.

DU P. BOURGOING

instructions; des paroles de flatterie par la parole de vérité; des louanges, vains aliments d'un esprit léger, par la nourriture solide et substantielle que Dieu a préparée à ses enfants! Quel désordre! quelle indignité! Est-ce ainsi qu'on fait parler Jésus-Christ? Savez-vous, ô prédicateurs, que ce divin conquérant veut régner sur les cœurs par votre parole? Mais ces cœurs sont retranchés ^ contre lui; et pour les abattre à ses pieds, pour ](^s forcer invinciblement au milieu de leurs défenses, que ne faut-îl pas entreprendre? quels obstacles ne faut-il pas surmonter? Écoutez l'apôtre saint Paul : « Il faut renverser les remparts des mauvaises habitudes, il faut détruire les conseils profonds d'une malice ^ invétérée, il faut abattre toutes les hauteurs qu'un orgueil indompté et opiniâtre élève contre la science de Dieu, il faut captiver 3 tout entendement sous l'obéissance de la foi. )) Ad destructionem munitiomim, consilia destruentes, et omnem aUitudincm extollcnlem se adversus scientiam Dei, et in captivitatem redigentes omnem inicllectum in ohsequium Cliristi*.

Que ferez-vous ici, faibles discoureurs? Détruirez-vous ces remparts en jetant des fleurs? Dissiperez-vous ces conseils cachés en chatouillant les oreilles? Croyez-vous que ces superbes^ hauteurs tombent au bruit de vos périodes mesurées? Et pour captiver^ les esprits est-ce assez de les charmer^ un moment par la surprise d'un

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