Sans agir, dans l'inaction. Cf
Bossuet, Histoire imivrrselle. III, •4 : « Us ont vécu avec si peu iVaclion qu'à peine leur nom est-il venu jus(|u'à nous. » « Sa vieillesse n'a l)as été sans action. » Id., Or. fun.
de Henri de Gornay. — « Diogène roulait son tonneau pour être eu action comme les autres. » Racine, VI, 520 (Grands écrivains).
i. Cf. \). T,m. n. 5.
5. l'éiilleux. Cf. La Rncliefoucauid : >• On ne peut l'altaipuM- (Turenne) par devant (lue par lui délilé qui serait hasaraeu.r. « III, 88 (Grands écrivai?is]. Corneille. Horace, IV, 2 : « Il sut bien se tirer d'un pas s\ hasardeux. » « Mais suivant d'Acbillas le conseil hasardeux Il Vous n'en gagne/ aucun et les perdez tous deux. » Id.. Pompée I, 1.
G. Voir la Notice.
donné au roi, s'il ne l'eût senti capable de le bien servir; après qu'il eut reconnu • ([ue le nouveau Secrétaire d'État savait, avec une teiine et continuelle action 2, suivre les desseins et exécuter les ordres d'un maître si entendu dans l'art de la guerre — ni la hauteur^ des entreprises ne surpassait sa capacité^*, ni les soins infinis ^ de l'exécution n'étaient au-dessus de sa vigilance; tout était prêt aux lieux destinés 6; l'ennemi également menacé dans toutes ses places; les troupes, aussi vigoureuses que disciplinées, n'attendaient que les derniers ordres du grand capitaine, et l'ardeur que ses yeux inspirent; tout tombe sous ses coups, et il se voit l'arbitre du monde; — alors le zélé ministre, dans une entière vigueur d'esprit et de corps, crut qu'il pmivait se permettre une vie plus douce. L'épreuve en est hasardeuse' pour un homme d'Étal ; et la retraite presque toujours a trompé ceux qu'elle llaltait de l'espérance du repos. Celui-ci fut d'un caractère plus ferme. Les conseils où^ il assistait lui laissaient presque tout son temps; et, après cette grande foule d'hommes et d'affaires qui l'environnait, il s'était lui-même réduit à une espèce d'oisiveté et de solitude: mais il la sut soutenir^. Les heures qu'il avait libres furent remplies de bonnes lectures, et ce qui passe toutes les lectures, de sérieuses réflexions sur les erreurs de la vie humaine, et sur les vains travaux des politiques, dont il avait tant d'expérience. L'éternité se pj'ésentait à
1. Le Tellier, mécontent de la légèreté de son fils, le menaça de faire donner à un autre la survivance de sa charge, et pria le roi lui-même d'intervenir. Louvois se corrigea.