‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 486 sur 615 · Cf. p. 504, n. o · texte numérisé non relu

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DE MICHEL LE TELLIER

plir tous les devoirs du minislère ecclésiastique? Autrefois, et les canons et les lois, et les évèques et les (Mnpereurs, concouraient* ensemble h empêcher les ministres des autels de paraître, pour les affaires même temporelles, devant les juges de la terre : on voulait avoir des intercesseurs purs du commerce des hommes, et on craignait de les rengager- dans le siècle d'où ils avaient été séparés pour être le partage^ du Seigneur. Maintenant c'est pour les affaires ecclésiastiques qu'on les y voit entraînés, tant le siècle a prévalu, tant l'Église est i'aible et impuissante ! 11 est vrai que l'on commence à l'écouter : l'auguste Conseil* et le premier parlement donnent du secours à son autorité blessée; les sources du droit sont révélées^; les saintes maximes revivent. Un roi zélé pour l'Église, et toujours prêt à lui rendre davantage qu^ on ne l'accuse de lui ôter ', opère ce changement heureux; son sage et intelligent chancelier seconde ses désirs s; sous la conduite ^ de ce ministre,

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