Jud
3. ('•(iiichir. Vieux mot que Bossnct alIV'clioimc : se détourner de la ligne droite. « Quoi ! |>;irtout volro raison dcnioun; arrôlét;! partout ou elle (janchit, ou elli' s'ofraro, ou file smccoiiiImï ! » Sermon de lG6y sur la hivinilé de la reliiiion.
— « On (lit (laiichir pour .sv détourner....On «lit lijinivment en morale (jaueliir dans uuc allaire pour (liie : n"alli'r jtas rranrluMiieut et sou droit cliemiii. «iierrlici' (pielqui- (It'tour, (pii'lqnc (•cliiipp.iloii-e polir siirpriMidrc son l'iiiicnii on se défaire de ini. >> Diet. île Fureliére. WMi.
\. Marc, II. til.
5, Chagrin sujierbe. expression
souvent employée par Bossiiet pour désigner le mélange de méeonlenteinent criticjue et d'orgueil qui, selon lui, est l'état d'esprit hahilnel des hérétiques, comme des incrédules. Ils ont, dit-il ailleurs, « im faux zèle, et, mêlant à la religion un chagrin suj>erl>e. nue hardiesse indom|itéc et leur jiropie esprit, fils] jioussent tout à l'exlrémilé. »
Cf. p. 1S7, n. -i. ///.s7. des Variations, V. 1. Cf. ihid., 1.8. « 11 y avait [au xvi° siècle] des os\m{^snperlM's, |>leins de chagrin et d'aigreur, ((ui frappés des déxinlies qu'ils voyaient régner dans I l'.glisc. ne (•[■«naieni pas que les promesses do son éternelle durée |>usseiil suhsister |iarmi ces altus. » Kt dans le Sermon sur la Divinité de la religion (lGt3o) : « Aveugle chagrin et
rite, fait paraître la vertu trop pesante, l'Évangile excessif, le christianisme impossible? 0 faiblesse et légèreté de l'esprit humain, sans poids, sans consistance, seras-tu toujours le jouet des extrémités opposées? Ceux qui sont doux deviennent trop lâches ; ceux qui sont fermes deviennent trop durs ; ceux qui sont fermes deviennent trop durs. Accordez-vous, ô docteurs; et il* vous sera bien aisé, pourvu que vous écoutiez le Docteur céleste. « Son joug est doux, nous dit-il 2, et son fardeau est léger. » (( Voyez, dit saint Chrysostome^, le tempérament* : il ne dit pas simplement que son Évangile soit ou pesant ou léger; mais il joint l'un et l'autre ensemble, afin que nous entendions que ce bon Maître ni ne nous décharge ni ne nous accable; et que, si son autorité veut assujettir nos esprits^, sa bonté veut en même temps ménager nos forces. »
Vous donc, docteurs relâchés, puisque l'Évangile est un joug, ne le rendez pas si facile, de peur que, si vous nous déchargez de son poids, nos passions indomptées ne le secouent trop facilement ; et que, ayant rejeté le joug, nous ne marchions indociles, superbes 6, indisciplinés, au gré de nos désirs impétueux. Vous aussi, docteurs trop austères, puisque l'Évangile doit être léger, n'entreprenez pas d'accroître son poids; n'y ajoutez rien de vousmêmes, ou par faste ^ ou par caprice, ou par ignorance.
dédaigneux (l'iacrédulo), vous ne voulez pas qu'on vous guide et qu'on vous donne la main ! »
1. //, pour cela, fréquent au xvn" siède. a Outre l'envie que j'ai de le voir, il est même nécessaire pour mie raison que j'aurai l'honneur de vous dire. » La Rochefoucauld. (Grands écnvains, Lexique.) « Mes amis m'avaient représenté, bienqu'// ne fût pas M*ai, comme un jeune homme.... » Id. Cf. Sermons choisis, édit. Hachette, p. 265. n. 2.