Paraître. Cf. p. 323, n
2. Amour mutuelle. « Il est in- (lilTéreut, avait dit Vaugclas en 1647, de le faire (le mot amour) masculin ou féminin. Il est vrai pourtant qu'ayant le choix libre, j'userais plutôt du féminin que du masculin, selon l'inclination d(; notre langue, qui se porte d'ordinaire au féminin ])lulôt qu'à l'autre genre et selon l'exemple de nos plus élégants écrivains. » Bossuet emploie le féminin dans VHistoire des Variations., VII : « (Anne de Boleyn) ne jouit que trois ans de la gloire où tant de troubles l'avaient établie ; ileuouvelles amours laruinèrenl, connue la nouvelle amour qu'on eut pour elle l'avait élevée. »
Mais il écrit dans le 1" Sermon sur l'Assomption : « Deux amours se soiii jointes en un ». Pascal écrit de même : « Depuis, le péché étant arrivé, l'homme a perdu le premier de ses amours. » ]v»,sms', édit. Ilavel, II, 18 ; et ailleurs : « Cette amour est extrêmement ^ou»t' » (dans Littrô). Les autres jirosateurs, dans la première moitié du xvii' siècle, font indifféremment le mol amour masculin ou féminin. Il est toujours masculin, au singulier, chez La Bruyère.