‹ OrdinationChapitre 3 sur 4 · ORDINA TION DU DIACRE · texte numérisé non relu

ORDINA TION DU DIACRE

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* Après l'ordination des Sous-Dincres, le Pontife, prenant la mitre s’assied au coin de l'Epître. Il dit l'hymne Benedictus es, se fourne vers l'autel 06 dit le Gloria in excelsis (s’i7 y a lieu), puis Pax vobis ow Dominus vobisout, ef chante deux oraisons. Il s’assied et lit l’Epître tandis qu’un des nouveaux Sous-Diacres la lit ou la chante. Il va au fauteuil, au milieu de Z'œutel, et L'Archidiacre dit :

Que ceux qui doivent être ordonnés Diacres s’approchent.

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Le Notwire Lit leur nom, et l'Archidiacre continue :

Révérendissime Père, la Sainte Eglise catholique notre mère, vous démande d'élever ces Sous-Diacres aux fonctions du Diaconat,

Le Pontife : Savez-vous s’ils en sont dignes ?

L'Archidiacre : Autant 5 la faiblesse humaine permet de le connaître, je sais et j’atteste qu'ils sont dignes de cette office,

Le Pontife : Rendons grâces à Dieu.

Et s'adressant au clergé et au peuple il ajoute :

Avec le secours du Seigneur notre Dieu et de notre Sauveur Jésus- Christ, nous choisissons ces Sous-Diacres pour l’ordre du Diaconat. Si quelqu’un sait quelque chose contre eux, au nom de Dieu et pour Dieu, qu’il se présente avec confiance et qu’il ph ; cependant qu’il n'oublie pas sa condition (et la responsabilité qu'il assume).

‘Avrès une pause, le Pontife s'adresse aux Ordinands : , Ÿ

Très-chers Fils, qui, par une grâce spéciale, allez être élevés à l’ordre des Lévites, pensez mûrement à quelle éminente dignité vous aspirez, un Diacre est chargé de servir à l’autel, dr baptiser et de prèêcher, Dans l’ancienne Loi parmi les douze tributs, Dieu avait choisi celle de Lévi, pour lui confier à jamais la garde du Tabernacle, et le ministère sacré de son culte, Il l’éleva à une dignité si grande, que nul ne pouvait remplir ses fonctions ; s’il n’appartenait à cette tribu ; si bien que par un insi-

e privilége héréditaire, elle devint et fut appelée la tribu du Seigneur. est de cette tribu très-chers Fils, que vous prenez aujourd’hui le nom et les fonctions sublimes; parce que vous avez été choisis entre mille pour l’office lévitique dans le service du Tabernacle véritable, l'Eglise de Dieu, qui, toujours sous les armes, combat incessamment contre ses ennemis ; ce qui a fait dire à l'Apôtre : ‘* Nous n’avons pas à combattre contre la chair et le sang. mais contre les principautés et les puissances, contre les princes du monde, de ce siècle de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans l'air. Cette Eglise est comme le Tabernacle qu’il fallait porter d’un campement à l’autre ; soulevez-la par une prédication divine, ornez- «la et défendez-la par des exemples de sainteté et de perfection. Levi, signifie ajouté ou choisi ; eb vous très-chers Fils, héritiers de ce nom, soyez élevés au-dessus des désirs charnels et des concupiscences terrestres qui combattent contre l’âme. Soyez purs, chustes, sans souillure et sans tache, comme il convient à des ministres de Jésus-Christ ev à des dispensateurs des mystères de Dieu, afin que vous soyez dignes d’être comptés dans la hiérarchie sacrée, dans l'héritage et la tribu chérie qui forme js cortége et la cour du Seigneur. Et comme vous coopérez directement à l'administration du Corps et du Sang du Seigneur, soyez en garde contre tous les attraits de la chair ; car l’Ecriture dit : ‘‘ Soyez purs, vous qui portez les vases du Seigneur. ” Pensez à Saint-Etienne, que son éminente chasteté fit choisir par les Apôtres pour la même fonction. Ayez'soin de retracer dans vos actions, comme dans un tableau vivant, l'Evangile que vous annoncez afin qu’on dise de vous : ‘* Bienheureux les pieds de ceux ui évangelisent la paix, et qui annoncent les vrais biens, ?” Ayez pour chaussures les exemples des Saints, afin de préparer les voies à l'Evangile de paix. Que le Seigneur vous l’accorde par sa grâce...

Quand il n'y a pas eu Ordination de Sous-Diacres, tous les Ordinands su prosternent, et l'on récite les Lilanies dos Saints. Si elle a eu lieu, le Pontije continue en s'adressant au clergé et au peuple:

Sollicitons par nos prières faites en commun, l’accomplissement de nos communs désirs, afin que, par les vœux réunis de toute l'Eglise, ceux qui se préparent au ministère du Diaconat recoivent abondamment la bénédiction de l'Ordre lévitique, qui brillent de l'éclat d’une vie spirituelle et fassent réjaillir autour d’eux la grâce ev la sainteté dont ils sont pleins. Par N. 8. J.-C.

Le Pontife se .svant lit à haute voix :

Nos très-chers Frères, prions tous ensemble Dieu le Père tout-puissant, 1: répandre, dans sa miséricorde, ses bénédictions et ses grâces sur ses serviteurs, qu’il a daigné choisir pour l'office du Diaconat ; de conserver en eux la grâce, de leur consécration, et d’exaucer nos ferventes prières, afin que sa grâce, effusion de sa bonté, accompagne et ratifie l’acte de notre ministère, et que sa bénédiction sanctifie et confirme ceux que nous

croyons d’après nos lumières, devoir consacrer au service des Saints Autels, Par son Fils unique N. S. J.-C...

Le Pontife déposant la mître, dit ou chante : Dans tous les siècles des siècles. Ainsi-soit-il, Le Seigneur soit avec vous, etc., etc,

Il est vraiement juste et raisonnable, équitable et salutaire de vous

rendre grâce en tout temps et en tous lieux, Seigneur. Saint, Père toutpuissant, Dieu éternel, qui donnez tous les honneurs au Ciel et sur la terre ; qui distribuez toutes les dignités et dispensez tous les offices ; qui, immuable en vo:18-même, renouvelez et disposez toutes choses par votre Verbe, verre vertu toute puissante, votre sagesse infinie, Jésus-Christ

mt notre Seigneur ; vous dont la Providence éternelle prépare et

‘ autes choses suivant le besoin des temps ; vous qui accordez à

st-h-dire à votre Eglise, ornée de dons célestes, et ne for-

6 par une loi admirable qui réunit tous les membres dans 1 me foi, de s'étendre et se développer incessamment pour ag ple vivant où vous êtes adoré ; vous qui, pour remplir les fonc... :8 et combattre pour votre gloire, avez établi trois ordres d'officiers et de ministres, cor::.ne vous choisites autreïois les enfants de Lévi, qui par leur fidélité dans les fonctions exercées dans votre temple, ont acquis pour eux et leur postérité l'héritage éternel d’une bénédition pleine de grâce et de grandeur. Regardez aussi avec bonté Seigneur, vos serviteurs que nos mains suppliantes vous consacrent, pour servir à l’autel dans l'office du Diaconat. Nous sommes sujets à l'ignorance ; nous comprenons peu votre divine sagesse et votre souveraine raison ; mais nous apprécions leur cor luite autant que nous le pouvons ; et, tels que nous les connaissons, nous les jugeons propres à ce ministère. Vous, Seigneur, à qui rien n'échappe de ce qui nous est caché, qui n’ignorez pas ce qui nous est inconnu, qui connaissez les secrets et sonez les cœurs, vous pouvez par votre jugement céleste et toujours infaillible, examiner leur vie, pardonner les fautes qu’ils auraient commises, et leur accorder ce qu eur manque pour s’aquitter de leurs devoirs.

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Lei, le Pontife impose les mains en disan : Recevez l'esprit Saint afin ,: , À . s ‘ P

qu’il vous fortifie et vous rende capable de résister à Satan ot à ses tenfations ; au non du Seigneur !

Il continue la main droite étendue : Nous vous en prions Seigneur, répandez sur eux votre Esprit Saint, pour que fortifié+ par ses septs dons, ils remplissent avec fidélité votre ministère. Que la plénitude des vertus éclate en eux, qu’ils aient une sage autorité, une modestie exemplaire, une

uroté inaltérable, qu'ils observent la discipline de l'Eglise. Que vos pré- : ceptes brillent dans leur conduite comme dans un miroir ; que le peuple, à fraspé de leur intégrité, se sente saintement attiré à les imiter, Faites qu'ayant le témoignage C’une bonne conscience, ils demeurent fermes et Q stables au service de Jésus-Christ, et que, s’aquittant bien des fonctions de leur dégré, ils méritent par votre grâce, de monter à un dégré supérieur, Par le même J.-C. N.S. d

Le Pontife donne l'étole à chacun et dit : Recevez l’éole blanche de la ma. de Dieu : accomplissez fidèlement votre ministère e, si les difficultés sont grandes, Dieu a le pouvoir d'augmenter en vous la grace et la force, lui qui vit et qui règne, etc..

Le Pontife dit en donnant la dalmatique : Que le Seigneur vous revête d'un habit de salut et d’un vêtement de joie. Qu'il vous enveloppe à janis, de la dalmatique de justice ; au nom du Seigneur...

Ensuite il fait toucher le livre des ÆEvangiles en disanf : Recevez le ouvoir de lire solennellement l'Evangile dans l'Eglise de Dieu, tant pour es vivants que pour les morts ; au nom du Seigneur...

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Oremus.—Flectamus genua—Levate.

Le Pontife dit en se tournant vers les ordonnés : Exaucez nos prières Seigneur, et envoyez sur vos serviteurs l'Esprit qui communique les bénedictions et les grâces, afin qu’enrichis des dons célestes, il puissent plaire à votre Majesté et par leurs exemples, présenter à tous les fidèles, un modèle de vertus. Par N. $. J.-C.

Prions.—-Seigneur saint, auteur de la foi, de l'espérance et de la

râce, et rénumérateur de nos progrès ; vous qui avez établi au ciel et sur à terre le ministère des anges ; vous ponr qui les éléments s0at autant d'instruments de vos volontés, daignez répandre les effets de votre tendresse sur vos serviteurs ; afin que dociles à vos ordres, ministres irrépréhensibles de vos autels. ils soient rendus, par votre grâce, encore plus purs, encore plus dignes du haut rang où vos Apôtres, inspirés par le Saint- Esprit, élevèrent sept des premiers disciples sous la direction et la conduite 4e Saint-Etienne ; et que doués de toutes les vertus nécessaires pour vous -ervir, ils vous soient agréables. Par J. C. N. $.

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Quanà le temps est venu, l’un des nouveaux Ordonnés, lit ow chante l'Evangile ; après quoi, les Diacres se retirent à leur place.

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‘ On prépare pour cette ordination l'huile des ( téchimènes, le calice « avec le vin et l’eau, la patène et l’hontie, la miette de pain, le bassin ‘ pour les ablations des mains... L’ordination des Diacres terminée, le « Pontife s’assied au coin de l’Epître. On chante le Trait, etc., } ‘is le « Pontife vient au milieu de l’Autel, et l’Archidiacre dit à haute voix : 44 Que ceux qui doivent recevoir l’Urdre de la Prêtrise s’approchent,.

‘ L'Archidiacre présente alors les Ordinands au Pontife et dit : 7

Révérendissime Père, la sainte Eglise catholique, notre Mère, vous demande d'élever ces Diacres, ici présents, uux fonctions du Sacerdoce.

Le Powrire : Savez-vous c’ils en sont dignes ?

L'AROHIDIACRE : Autant que la faiblesse humaine permet de le connaître, je sais et ;’atteste qu'ils sont dignes de cette office,

Lx Ponrre ; R::.i: 18 grâce à Dier..

Le PoNTIFE S'AD2L88E AU ULERGÉ ET AU PEUPLE, ET DIT: Nos trèschers Frères, puisque les ruisons d'espérer ou de craindre sont 2ommuncñ au pilote et aux passagers, les sentiments de ceux qui ont les mêmes jintérêts doivent être les mêmes. Ue n’est pas en vain que les Pères ont établi que lorsqu'il s’agirait d’élire ceux qui doivent être préposés au service de ‘ vutel, le peuple même serait consulté ; car ce ui, dans leur vie et leur conduite est quelquefois ignoré de la multitude, peut être connu d’un

etit nombre d’autres personnes ; et sans contredit il eet plus facile

obéir à celui qui a été ordonné, quand par un témoignage favorable, on a consenti à son Ordination. La vie de ces Diacres qui par la grâce üe Dieu, vont être ordonnés Prêtres, a été exemplaire, autant que je puis en juger : elle a été agréable à Dieu et digne, ce semble, d’un plus haut rang dans l'Eglise. Mas dans la crainte qu’un seul où un petit nombre ne soient égarés par la prévention ou l’affection, il faut demander l'avis d’un grand nombre. Dites donc librement ce que vous savez sur leur vie et leurs mœurs, ce que vous pensez de leur mérite ; et en leur donnant votre suffrage pour le Saceräoce, regardez plutôt ce dont il sont dignes, et ne pensez pas à ce que vous ferait désirer pour eux quelque affection particulière, Si donc quelqu'un a contre eux une révélation importante à faire, au nom de Dieu et pour la gloire de Dieu, qu’il se présente avec confiance et qu’il parle ; :ependant qu’il n’oublie pas sa con ition.

& Le Poatife s'arrête un moment, puis s'adressant aux Ordinands, il dit :”

Très-chers Fils, à ce moment où vous allez être consacrés Frêtres, apoliquez-vous à recevoir dignement cette charge nouvelle, et ensuite à vous en acquitter d’une manière digne d’élcges. La fonction d’un Prêtre est d'offrir le Saint-Sacrifice, de bénir le peuple, de présider à l’assemblée des fidèles, de prâcher et de baptiser. C’est donc avec une crainte profonde qu’it faut monter à cette haute dignité, et il faut que les élus du

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Sacerdoce se rendent recommandables par des mœurs pures, par une constante pratique de la justice et par une sagesse toute céleste. Aussi le Seigneur, ordonnant à Moïse de choisir dans tout Israël, pour le seconder dans le gouvernement soixante-dix hommes entre lesquels il voulait par- ‘ tager les dons du Saint-Esprit, lui dit : ‘‘ Choisissez parmi ceux que

vous savez être les anciens du peuple. ’—Vous étiez figurés par ses 8oixante-dix vieillarde, si, par les sept dons du Saint-Esprit déposés en votre àme, et par l'observation de la loi divine. vous montrez la probité et la maturité dans votre science et votre conduite.

Dans le Nouveau Testament, le Seigneur en vu du même mystère et de la même figure, choisit aussi soixante-douze disciples,‘ et les envoya deux à deux prêcher devant lui, afin d’enseigner, par les paroles et Îles exemples, que les ministres de son Eglise, doivent être parfaits dans la

foi et dans les œuvres, c’est-à-dire affermis et exercés dans le double amour de Dieu et du prochain.

Appliquez-vous donc à être tels qu’on puisse dignement vous choisir pour coadjuteurs des douzes Apôtres, c'est-à-dire des Evêques catholiques figurés par Moïse et ies Apôtres. Assurément cette admirable vériété

‘ordres entoure, orne et gouverne la Sainte Eglise ; on y consacre des Pontifes, et au-dessous d’eux des Prêtres, des Diacres, des Sous-Diacres, et des ministres de divers Ordres, et de la réunion de ces membres et de ces dignités différentes, se forme le corps de Jésus-Christ un et indivisible. C’est pourquoi très-chers Fils, vous que le suffrage de nos frères a choisis pour nous aider, conservez dans vos mœurs l'intégrité d’une vie chaste et sainte, Comprenez ce que vous faites à l'autel ; imitez ce que vous opérez sur la divine Victime ; en célébrant le mystère de la mort du Seigneur, efforcez-vous de donner la mort en vous, à tout vice et à toute concupiscence, Que votre doctrine soit un renède spirituel pour le peuple de Dieu. Que la bonne odeur de votre vie charme toute PE lise, et par vos prédications et vos exemples, édifiez la maison et la famille de Dieu, afin que nous ne soyons pas condamnés, mais récompensés, nous pour vous avoir admis à ce ministère, vous pour y avoir été élevés. Qu'il daigne nous 1 «ccorder par sa grâce. — Ainsi soit-il.

‘(Quand il n’y à pas eu ordinations de Sous-Diacres ou de Diacres, ‘< on chante ici les Litanies des Saints, ) ”

‘ Les Ordinants s’avancent, et fléchissent le genou ; le Pontife leur ‘* impose les mains ; et après lui tous les Prêtres font de même, Puis le ‘“ Pontife et les Prôtres, tiennent la main droite étendue sur les Ordinands. ‘< Et, se tenant debout avec la mître, le Pontife dit : ”

Nos très-chers Frères, prions Dieu, le Père tout-puissant de multiplier les dons célestes sur ses serviteurs qu’il a choisis pour les fonctions du Sacerdoce, afin qu’ils remplissent filélement par le secours de sa grâce, le

ministère qu’ils reçoivsut de sa miséricorde, Par Jésus-Christ Notre- Seigneur. Ainsi soit-il.

LE PONTIFE, QUITTAN' LA MITRE, SE TOURNE VERS L’ATEL ET DIT : Prions. Er LES MINISTRES : Fléchissons le genou.—Levez-vous.—PuIS, SE TOUR- NANT VERS LES ORDINANDS, LE PONTIFE CONTINUE :

Nous vous prions d’exaucer nos prières, Seigneur notre Dieu, et de

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répandre largement sur vos serviteurs la bénédirtion de l’'Esprit-Saint et la

gts vertu féconde de la grâce sacerdotale : nous les offrons aux regards de ler ï votre clémence pour être légitimement consacrés et dévoués à votre culte ; àr- assistez-les pour toujours de vos dons les pius abondants. Par Jésusue Christ, Notre-Seigneur, etc.

ds On CHANTE : Dans tous les siècles des siècles. —Ainsi soit-il. :

" Le Seigneur soit avec vous.—Æt avec votre esprit. Elevez vos cœurs.—Nous les tenons élevés vers le Seigneur. et Rendons grâces au Seigneur notre Dieu.—Il est juste et raisonnable Ja de le faire.

rs Le Poxrire : Oui, il est juste et raisonnable, équitable et salutaire, se de vous renére grâces en tout temps et en tout lieu, Père tout-puissant, Dieu éternel de qui procèdent tontes les dignités, qui donnez à toute chose son développement et son progrès, par qui tout s’affermit et se consolide, oi- la nature raisonnable montant d’un dégré moins parfait à un degré plus )li- parfait par des accroissements continus, selon la disposition et le plan été d’une souveraine sagesse. Ainsi, dans l’ancienne Loi, les divers degrés du les Sacerdoce et les différents offices des Lévites, établis pour l'exercice des es, Sacrements mystiques qu’elle contenait, ont reçu un développement lorsde que, aux Souverains Pontifes mis au premier rang pour gouverner les le. peuples, vous avez associé des ministres d’un ordre moins élevé et d’une Isis dignité inférieure, pour partager leur sollicitude.et leurs travaux. Ce que ste vous aviez fait au désert, pour le soulagement de Moïse, lorsque vous compus muniquiez une partie de l'esprit déposé en lui à scixante dix hommes du prudents, afin qu’il gouvernât plus facilement, avec leur assistance, un ute peuple innombrable, vous le faisiez bientôt après, pour le soulagement le d’Aaron, lorsque vous répandiez avec abondance sur Eléazar et sur Ithamar, ise, ses fils, les pouvoirs et l'esprit dont avait été comblé leur père, afin qu'il de eut assez de Prêtres pour la répétition salutaire des sacrifices eb des ceréous monies.

juil Or, c’est par une providence semblable que, dans la Loi nouvelle, vous avez associé, Seigneur, aux Apôtres de votre Fils des Docteurs qui, avec la res, même foi et le même zèle, ont, à leur suite prêché dans tout l’univers. Nous vous prions donc Seigneur, nous successeurs des Apôtres, d'accorder à notre faiblesse de pareils secours ; nous en avons d'autant plus besoin leur que nous sommes plus fragiles. Père tout-puissant, nous vous en prions, s le donnez à vos serviteurs le caractère et la dignité du Sacerdoce ; renounds. velez l'esprit de sainteté au fond de leur cœur, afin qu'ils exercent saintement les fonctions du second rang où vous les aurez établis, à mon Dieu, plier et que toute leur conduite soit une censure des mœurs dépravées du siècle. | du Qu'ils soient pour nous de prudents coopérateurs ; qu’on retrouve en eux >, le la personnification de toute justice, afin qu’un jour, au terme de leur cartre- rière, rendant compte de leur administration, ils obtiennent les récompenses de la béatitude éternelle. Par N.-$. J.-C., etc. ions. “ Le Pontife s’assied, reçoit la mître, et donne l’étole aux Ordonnands, QUR- ‘ disant : ”

Revevez le joug du Seigneur, car son joug est doux et son fardeau léger,

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ÎL LEUR DONNE ENSUITE LA CHASUPLE PLIÉE ET DIT : be Recevez l’habit Sacerdotal qui représente la charité ; ayez confiance, ad : car Dieu est assez puissant pour augmenter en vous cette charité indispensable et la perfection dont elle sera le principe. —Rendons grâces à Dieu. Le PONTIFE SE LÈVE ET DIT : Hs O Dieu, source de toute sanctification, vous de qui procèdent la vraie consécration et la parfaite bénédiction, répandez Seigneur, la grâce et la bénédiction sur vos serviteurs que uous élevons à l'honneur du Sacerdoce ; pot qu’ils montrent la maturité de l’âge par la gs de leurs mœurs et la régularité de leur vie, formés par les sages leçons de Saint-Paul à Tite et “e à Timothée ; que méditant jour et nuit votre loi dans l'étude et la prière, “r ils croient fermement ce qu'iis auront lu, ils enseignent ce qu'ils auront “] cru , ils pratiquent ce qu’ils auront enseigné ; que la justice, la constance, 1 la miséricorde, le courage et toutes les autres vertus brillent en eux ; “« ; qu’ils confirment par leurs conseils les exemples qu’ils auronc donnés ; «. qu'ils conservent pur et sans tache le caractère de leur ordination gravé LE dans leur âme; que, par une bénédiction immaculée ils transforment au “; Corps et au Sang de votre Fils le pain et le vin offerts au nom de votre “ ÿ peuple ; que par l'exercice d’une charité inviolable, ils parviennent à l’état «« ; d'hommes parfaits, à la mesure de l’âge de la plénitude de Jésus-Christ, « ] et méritent de ressuciter au jour du juste et éternel jugement de Dieu, TE avec une conscience pure, une foi véritable, et un cœur rempli du Saint- (TE Esprit par le même N. $. J.C., etc. “«; ‘Alors le Pontife se tournant vers l’autel, commence à haute voix 1e ê | VENI CREATOR, et les assistants continuent : ” Venez, Esprit Créateur, visitez les cœurs de vos enfants, remj}.lissez de la grâce céleste ces cœurs que vous avez créés. TE Vous êtes appelé l'Esprit Consolateur, le don du Dieu très-haut, la Fe source des grâces, le feu sacré, la charité et l’onction spirituelle des âmes. VI Vous êtes l’auteur des sept dons qui nous sanctifient ; vous êtes le Sa doigt de Dieu ; vous êtes la promesse par excellence du Père; vous mettez sur nos lèvres la richesse de votre parole, Li, Faites briller votre lumière dans nos esprits, embrasez nos cœurs de * votre amour, soutenez notre faiblesse par les secours continuels de votre grâce. le Eloignez de nous l'esprit tentateur ; hâtez-vous de nous donner la , paix ; marchez devant nous, et que, sous votre conduite, nc" évitions tout ce qui peut nuire à nos âmes. ci

Faites-nous connaître le Père Eternel et Jésus-Christ son Fils unique, faites-nous la grâce de croire constamment que vous êtes l'Esprit et le lien éternel de l’un et de l’autre.

Gloire au Père, Seigneur souverain de toutes choses, au Fils qui est

essuscité d’entre les morts, et à l'Esprit consolateur pendant les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

‘ Pendant ce temps, les Ordinands vont s’agenouiller devant le Pon- Li

‘ tife, qui oint leurs mains avec l’huile des catéchumènes, disant : ”

Daignez, Seigneur, consacrer et sanctifier ces mains par cette onction et notre bénédiction, Ainsi soit-il —Afin que tout ce qu’elles auront béni soit béni, et que tout ce qu'elle auront consacré soit consacré et sanctifié, au nom de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Les ORDINANDS RÉPONDENT : Ainsi soit-il.

‘ Le Pontife donne à chacun des Ordinands, le calice contenant du ‘+ vin et de l’eau, avec la patène et l’hostie, disant : ”

Recevez le pouvoir d'offrir à Dieu le Saint-Sacrifice et célébrer la messe pour les vivants et pour les morts. Au nom du Seigneur. Aïnsi soit-il.

«4 Cela fait, le Pontife lave ses mains et retourne à son trône. Le ‘ chœur chante l'ALLELUIA.—Pendant ce temps *’un des Diacres nouvel'e- ‘ ment ordonnés, récite le Munpa Cor, puis va chanter l'Evangile, nnand “ le temps est venu.—On chante le Crepo, et le Pontife ayant lu l'Offer- + toire, va au siège préparé au millieu de l'Autei. Les nouvreux ordon- 4 nés s’avancent, et offrent leurs cierge au Pontife, en lui baisant la main. ‘ __Le Pontife lave ses mains, se lève et continue la messe.—Les nouveaux ‘ prêtres, agenouillés ayant devant eux un missel, y disent les prières ordi- “ naires en même temps que le Pontife, et disent plus tard avec lui les ‘ paroles de la consécration. Après l'AGNUS Det, le Pontife donne la paix « À l’un des Ordonnés de chaque Ordre, (ou à tous s’ils sont en petit nom- “bre), disant : LA PAIX SOIT AVEC VOUS, eb l’on répond : ET AVEC ‘6 vorRE EsPrir.—Le Pontife se communie, et donne la sainte communion ‘ au nouveaux Ordonnés. Un ministre du Pontife leur offre ensuite un ‘ peu de vin, dont ils se purifient. Le Pontife prend les ablutions, et “6 après s'être lavé les mains, il entônne au coin de l’Epiître le Répons JAM “NON DICAM Vos SERVOs, et le chœur le continue : ?”

Je ne vous appellerai plus mes serviteurs mais mes amis, parce que vous avez reconnu tout ce que j'ai fait au milieu de vous. Recevez en vous l'Esprit Saint qui vous console. 11 est celui que le Père vous enverra. —V. __Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. * Recevez V'Esprit-Saint qui vous console. —V.—Gloire au Père, et au Fils, et an Saint-Esprit. * Il est celui que le Père vous enverra.

‘ Pendant ce temps les Prêtres ordonnés récitent le Crepo. Et le & Pontife s'étant assis, impose les mains sur chacun des nouveaux Prêtres, ‘ disant : ” :

Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez.

# « Puis dépliant leur chasuble, il dit : ?

Que le Seigneur vous revête de la robe d’innocence représentée par cette chasuble.

‘ Cette cérémonie terminée, les nouveaux Prêtres, agenouillés devant ‘ Je Pontife, placent leurs mains jointes entre les siennes. Si le Pontife est ‘6 Jeur Evêque ou leur Ordinaire, il leur demande : de

Me promettez-vous à moi et à mes successeurs le respect et l’obéissance ?

« Si quelau’un des Ordonnés n’est pas le sujet du Pontife, celui-ci lui que P ‘ demande : ?

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