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ORDINATION DU PRÊTRE

‘ On prépare pour cette ordination l’huile des Catéchumènes, le calice ‘avec le vin et l’eau, la patène et l’hostie, la miette de pain, le bassin pour “ les ab''ions des mains... L'ordination des Diacres terminée, le Pontife ‘* s’assied au coin de l'Epitre. On chante le Trait, etc., pe le Pontife “ vient au milieu de l’Autel, et l’Archidiacre dit à haute voix : ” Que ceux qui doivent recevoir l'Ordre de la Prêtrisce s’approchent.

“ L’Archidiacre présente alors les Ordinands au Pontife et dit :”

Révérendissime Père, la sainte Eglise catholique, notre Mère, vous demande d’élever ces Uiacres, ici présents, aux fonctions du Sacerdoce.

Le PONTIFE : Savez-vous s'ils en sont dignes ?

L’ARCHIDIACRE : Autant que la faiblesse humaine permet de le connai. tre, je sais et j’atteste qu’ils sont dignes de cette office.

Le PonTirE : Rendons grâces à Dieu.

LE PONTIFE S'ADRESSE AU CLERGÉ ET AU PEUPLE, ET DIT: Nos très chers Frères, puisque les raisons d'espérer ou de craindre sont communes au pilote et aux passagers, les sentiments de ceux qui ont les mêmes intérêts doivent être les mêmes. Ce n’est pas en vain que les Pères ont établi que lorsqu’il s’agirait d’élire ceux qui doivent être préposés au service de l'autel, le peuple même serait consulté : car ce qui, dans leur vie et leur conduite est quelquefois ignoré de la multitude, peut être connu d’un

etit nombre d’autres personnes, et sans contredit il est plus facile d’obéir

celui qui a été ordonné, quand par un témoignage favorable, on a consenti à son Ordination. La vie de ces Diacres qui par la grâce de Dieu, vont être ordonnés Prêtres, a etécxemplaire, autant que je puis en juger, elle a été agréable à Dieu ct digne, ce semble, d’un plus haut rang dans l'Eglise. Mais dans la crainte qu’un seul ou un petit nombre ne soit égaré par la

révention ou l’affection, il faut demander l'avis d’un grand nombre. Dites

onc librement ce que vous savez sur leur vie et leurs mœurs, ce que vous pensez de leur mérite ; et en leur donnant votre suffrage pour le Sacerdoce, regardez plutôt ce dont il sont dignes, et ne pensez pe à ce que vous ferait désirer pour eux quelque affection particulière. Si donc quelqu'un a contre eux une révélation importante à faire, au nom de Dicu et pour la gloire de Dieu, qu’il se présente avec contiance et qu’il parle, cependant qu’il n’oublie pas sa condition.

dx . Le Pontife s’arrête un moment, puis s'adressant aux Ordinands, il

Très cher Fils, à ce moment où vous allez être consacrés Prêtres, appli. quez-vous à recevoir dignement cette charge nouvelle, et ensuite à vous en 2e d’une manière digne d’éloges. La fonction d’un Prêtre est d'offrir le Saint-Sacrifice, de bénir le peuple, de présider à l’assemblée des fidèles, de prêcher et de pts. C’est avec une crainte profonde qu’il faut mon. ter à cette haute dignité, et il faut que les élus du Sacerdo-e se rendent recommandables par des mœurs pures, par une constante pratique de la jus.

tice et par une sagesse toute céleste. Aussi le Seigneur, ordonnant à Moïse de choisir daus tout Israël, ee le seconder dans le gouvernement, soixante. dix hommes entre lesquels il voulait partager les dons du Saint-Esprit, lui dit : ‘* Choisissez parmi ceux que vous savez être les anciens du peuple.” — Vous étiez figurés par ses soixante-dix vieillards, si, par les sept dons du Saint-Esprit ne en votre âme, et par l’observation de la loi divine vous montrez, -robité et la maturité dans votre science et votre conduite.

Dans le Nouveau Testament, le ee bsrd en vue du même mystère et de la même figure, choisit aussi soixante-douze disciples, et les envoya deux à . deux précher devant lui, afin d’enseigner, par les paroles et les exemples,

que les ministres de son Eglise, duivent être parfaits dans la foi et dans les a ae. c’est-à-dire affermis et exercés dans je double amour de Dieu et du prochain.

Appliquez-vous donc à être tels qu’on puisse dignement vous choisir pour coadjuteurs des douze Apôtres, c’est-à-dire des Evêques catholiques figurés par Moïse et les Apôtres. Assurément cette admirable variété d'ordres entoure, orne et gouverne Ja Sainte Eglise ; on y consacre des Pontifes, et au-dessous d’eux des Prêtres, des Diacres, des Sous-Diacres, et des ministres de divers Ordres, et de la réunion de ces membres et de ces dignités différentes se forme le corps de Jésus-Christ un etindivisible. C’est pourquoi, très-chers Fils, vous que le suffrage de nos es a choisis pour nous aider, conservez dans vos mœurs l'intégrité d'une vie chaste et sainte. Comprenez ce que vous faites à l’autel; imitez ce que vous opérez sur la divine Victime; en célébrant le mystère de ia mort du Seigneur, efforcez-vous de donnerla mort en vous, à tout vice et à toute concupiscence. Que votre doctrine soit un remède spirituel pour le peuple de Dieu. Que la bonne odeur de votre vie charme toute l'Eglise, et par vos prédications et vos exemples, édifiez la maison et la famille de Dieu, afin que nous ne soyons pas condamnés, mais récompensés, nous pour vous avoir admis à ce ministère, vous pour y avoir été élevés. Qu’il daigne nous l’accorder par sa grâce.—Ainsi soit-il.

‘# (Quand il n’y a pas eu ordinations de Sous-Diacres ou de Diacres, on “ chante ici les Litanies des Saints.) ”

‘““ Les Ordinands s’avancent, et fléchissent 1e nou; le Pontife leur ‘“ impose les mains; et après lui tous les Prêtres font de même. Puis le “ Pontife et les Prêtres tiennent la main droite étendue sur les Ordinands. “ Et, se tenant debout avec la mitre, le Pontife dit: ”

Nos très chers Frères, prions Dieu, le Père tout-puissant, de multiplier les dons célestes sur ses serviteurs qu'il a choisis pour les fonctions du Sacerdoce, afin qu’ils remplissent fidèlement par le secours de sa grâce, le minisss eo (ei hi de sa miséricorde. Par Jésus-Christ Notre-Seigueur.

nsi soit.il.

Le PONTIFE, QUITTANT LA MÎTRE, SE TOURNE VERS L’AUTEL ET DIT: Prions: ET LES MINISTRES: Fléchissons le genou.—Levez-vous.—-PUIS, 8£E TOURNANT VERS LES ORDINANDS, LE PONTIFE CONTINUE:

Nous vous prions d’exaucer nos rières, Seigneur notre Dieu, et de répandre largement sur vos serviteurs la bénédiction de l'Esprit-Saint et la vertu féconde de la grâce sacerdotale : nous les offrons aux regards de votre clémence pour être légitimement consücrés à votre culte : assistez-les

our toujours de vos dons les plus abondants, Par Jésus-Christ, Notre- Boiguour, etc.

ON CHANTE : Dans tous les siècles des siècles.—Ainsi soit-il. Le Seigneur soit avec vous—Et avec votre esprit. Elevez vos cœurs.—Nous les tenons élevés vers le Seigneur.

1 __—— grâces au Seigneur notre Dieu.—f1 est juste et raisonnable de e faire.

LE PONTIFE: Oui, il est juste et raisonnable, équitable et salutaire, de vous rendre grâces en tous temps et en tout lieu, Père tout-puissant, Dieu éternel de qui procèdent toutes les dignités, qui donnez à toute chose sen développement et son progrès, par qui tout s’affermit et se consolide, la nature raisonnable montant d’un degré moins parfait à un degré plus parfait par des accroissements continus, selon la disposition et le plan d’une souveraine sagesse. Ainsi, dans l’ancienne Loi, les divers degrés du Sacerdoce et les différents offices des Lévites, établis pour l’exercice des Sacrements mystiques qu’elle contenait, ont reçu un développement Le ve aux Souverains Pontifes mis au premier rang pour gouverner les peuples, vous avez associé des ministres d’un ordre moins élevé et d’une diguité inférieure, md partager leur sollicitude et leurs travaux. Ce que vous aviez fait au désert, pour le Fsèies gars de Moïse, lorsque vous communiquiez une partie de l'esprit déposé en lui à soixante dix-hommes prudents, afin qu il gouvernât plus facilement, avec leur assistance, un peuple innombrable, vous le faisiez bientôt après, cr le soulugement d’Aaron, lorsque vous répandiez avec abondance sur Eléazar et sur Îthamar, ses fils, les pouvoirs et l’esprit dont avait été comblé leur père, afin qu’il eut assez de Prêtres pour ia répétition salutaire des sacrifices et des cérémonies.

* Or, c’est par une providence semblable que, dans la Loi nouvelle, vous avez associé, Seigneur, aux Apôtres de votre Fils, des Docteurs qui, avec la même foi et le même zèle, ont, à leur suite, prêché dans tout l'univers. Nous vous prions donc, Seigneur, nous, successeurs des Apôtres, d'accorder à notre faiblesse de pareils secours ; nous en avons d’autant plus besoin que nous sommes plus fragiles. Père tout-puissant, nous vous en prions, donnez à vos serviteurs le caractère et la dignité du Sacerdoce ; renouvelez l’esprit de sainteté au fond de leur cœur, afin qu’il exercent saintement les fonctions du second rang où vous les aurez établis, Ô mon Dieu, et que toute leur conduite soit une censure des mœurs dépravés du siècle. Qu'ils soient pour nous de prudents coopérateurs ; qu’on retrouve en eux la personnification de toute justice, afin qu’un jour, au terme de leur carriere, rendant compte de leur administration, ils obtiennent les récompenses de la béatitude éternelle. Par N.-8.J..C. etc.

‘“ Le Pontife s’assied, reçoit la mître, et dunne l’étole aux Ordonnands, disant : ”

il Recevez le joug du Seigneur, car son joug est doux ct son fardeau ger.

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