COMMUNION
1. L'âge ordiraire, pour la première communion, est de dix à onze ans. Car, avant cet âge, les enfants assez communément sont compris dans ces paroles du Rituel: Nondum hujus Sacramenti cognilionem et gustun habent. Cependant, dans le danger de mort, l’on peut faire communier ceux qui, ayant l’âge de raison, avec la connaissance des principaux mystères de la foi, sont assez instruits, pour distinguer la divine Eucharistie du pain quotidien, et pour la vénérer avec piété.
2. Chacun fera la Communion Pascale daïs sa Paroisse, à moins que le curé ne lui permette de la faire ailleurs. Cette règle si sage de l’Eglise met chaque Pasteur à même d'observer ce qu’exige de lui le Rituel, par ces paroles: Eos qui (Debito paschali) non obtemperaverint, Ordinario suo denuntiel. C’est ce qu’il fera dans son rapport annuel du mois de Septembre.
3. Les malades peuvent communier en Viatique aussi souvent que le confesseur le juge à propos, sans être à jeûn, pourvû qu'ils continuent à être en danger. Car, dit le Ritucl: Pio (eorum) desiderio Parochus non deerit.
4. L'administration du St. Viatique se fera, avec toute la solennité requise par le Rituel et le Cérémonial, dans les villes et les campagnes. (Car on ne saurait douter que Notre Seigneur ne répande partout, sur son passage, d’autant plus de bénédictions, qu’il est reçu avec plus de foi et de piété.
5. Dans les Villages et dans chaque quartier des Cités, il est facile de former un cortége à Notre Seigneur, comme le
prescrit l’Eglise, surtout si on choisit, quand on en a le temp, pour porter le Bon Dieu, une heure qui convienne,
6. Ilest beaucoup à désirer que chaque Paroisse ait sa voiture pour porter les Sacrements. L’on a, dans plusieurs places, des charriots pour porter les corps des défunts. Pourquoi n’aurait-on pas aussi une voiture convenable pour porter le corps du Dieu fait homme, qui daigne visiter ses créatures, dans ce moment suprême où elles ont le plus besoin de ses grâces.
7. Chaque église devra se pourvoir d’une ombrelle et de tout ce qu’il faut pour que rien ne manque de ce qui est requis, par le Rituel, pour donner à ladministration du St. Viatique toute la solennité possible. Caril faut nous maintenir dans notre droit et notre possession de conduire en triomphe Notre-Seigneur, à la ville comme à la campagne. Hélas! que de lieux dans lunivers, où il faut cacher ce Roi de gloire, pour empêcher qu’il ne soit outragé !
©, On expliquera aux fidèles cette recommandation du Rituel: Noctu autem hoc sacramentum deferri non debet, nist necessilas urgeat. On y découvre aisément l'intention de PEglise, qui est que Notre-Seigneur soit dignement honoré, quand il sort de son temple.
9. Pour encourager les fidèles à accompagner le Bon Dieu, on (eur annoncera les indulgences qu’ils peuvent par là se procurer, et qui sont de sept ans et de sept quarantaines, quanil ils l’accompagnent, un cierge à la main; de (rois ans et d: trois quarantaines, quand, ne pouvant l'accompagner eux-mêmes, ils font porter leur cierge par d’auires, et de cent jours, quand, ne pouvant non plus l’accompagner, ils disent, pour les malades, un Pater et un Ave.
10. Les cierges que les fidèles feraient bénir à la Purification de la B: Vierge pourraient être conservés, dans chaque famille, pour servir ainsi à l'administration des Sacrements, et à plusieurs autres pieux usages, v : g: pour être allumés, dans les temps d'orage et de tempête. Nous les exhortons donc à adopter une aussi sainte pratique.
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