‹ Ordonnance épiscopale tenant lieu d'ordonnance synodale [microforme]Chapitre 19 sur 78 · On peut chanter des services, præsente corpore, tous les · texte numérisé non relu

On peut chanter des services, præsente corpore, tous les

jours de l’année, excepté les Jeudi, Vendredi et Samedi- Saints, ainsi que les fêtes de première classe, qui se célèbrent solennellement, et pendant les 40 heures.

5. Les services anniversaires peuvent se chanter dans les fêtes doubles mineures, et même dans les fêtes doubles majeures, quand ils sont demandés par testament, pourvu qu’elles ne soient pas d'obligation. On les chanterait la veille ou le lendemain de ces jours anniversaires, même s'ils s’y rencontrait des doubles majeurs, quand ils tombent le dimanche. Ce privilége n’existerait pas s’il fallait renvoyer Panniversaire au-delà d'une octave privilégiée (Déert. C. R. 38 Déc. 1701). Mais l’on ne peut faire d'anniversaire pendant les octaves de l’Epiphanie, de Pâques, de la Pentecôte et de la Fête-Dieu, non plus que le Mercredi des Cendres, la semaine Saizte, les veilles de Noël, de PEpiphanie et de la Pentecôte,

6. Les grand’Messes pro defunctis peuvent, par un Indult Apostolique du 15 déc. 1853, se chanter, dans cette Province, dans les fêtes doubles mineures, pourvû qu’elles ne soient pas d'obligation. Mais on ne peut les chanter pendant les Octaves et féries privilégiées.

7. Par un autre Indult, accordé à ce Diocèse, le ler juillet 1855, on peut dire des Basses Messes de Requiem, même aux doubles, dans le mois de Novembre, dans les Eglises et aux autels où l’on fait des exercices de piété en faveur des dines du Purgatoire. Nous profitons de cette occasion pour recommander de tout notre cœur ces pieux exercices.

8 Pour empêcher les murmures qui s'élèvent assez souvent à l’occasion des cierges, on expliquera de temps en temps aux Fidèles ces paroles du Rituel : Cum autem aniiquissèmi ritus ecclesiaslici cereos sil.…...deferre, caveant....ne omillantur, ac ne quid avare aut indigne in eo committatur.

9. Les corps inhumés dans l’Eglise doivent avoir les pieds tournés vers la Nef, si ce sont des Prêtres, et vers PAutel, si ce sont des Laïques ; et il est à bien remarquer qu’ils doivent être mis en terre: humi tantum detur.

10. Pour s’épargner tout odieux, les Curés renverront à l'Evêque la décision de tous les cas de refus de sépulture ecclésiastique, pour indignité encourue par les défunts, selon les Canons.

11. À cette fin, chaque Curé enverra à l’Evêché, en Septembre, la liste de ceux qui ne se seraient pas confessés, dans le cours de l’année, ou qui n’auraient pas fait leurs Pâques. Ceux qui se seraient confessés à des Prêtres étrangers, où qui auraient, avec permission, fait leurs pâques ailleurs, devront en fournir la preuve à leur Curé, par des certificats de leurs confesseurs ou autres Prêtres qui les auront communiés.

12. Il y aura, dans chaque Paroisse, un lieu séparé du Cimetière des Fidèles, pour y inumer les enfants morts sans baptême, aussi bien que ceux qui y meurent ?n flagranti delicto

13. Pour les cérémonies de la sépulture, l’on suivra le Rituel et le Cérémonial. Nous allons toutefois noter ici les points qui pourraient embarrasser. 19 La levée du corps se fera, ou dans l'enceinte des Cités et des Villages, ou à la Chapelle des morts qui doit, par sa bonne tenue, inspirer la dévotion envers les âmes du Purgatoire. 29 Le Porte-Croix marche à la tête du Clergé, sans être accompagné d’Acolvtes. 30 Si le défunt appartient à quelque confrérie, et que ses Associés veuillent assister en corps à ses funérailles, ils marchent deux à deux devant le Clergé. 40 Il leur est conseillé d’avoir un cierge à la main. 50 Les autres marchent derrière le corps. 64 C’est au milieu de PEglise que se dépose le corps. 70 A l'entrée dans l'Eglise on répète l’Antienne Exullabunt, et lon entonne de suite le subvenile, qui se continue pendant que le Clergé se rend au chœur et que l’on dépose le corps sur le catafalque. 89 Tous sont autour du corps, quand le Prêtre chante le Non fntres, etc., et pendant le Hbera, etc. 99 Un Clerc tient le livre ouvert chaque fois que le Prêtre doit chanter quelque chose,

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pour qu’il puisse tenir les mains jointes. 10° L’usage est à Rome que tous, excepté ceux qui servent, comme les Diacre et Sous-Diacre, Porte-Croix, etc., soient assis, pendar.. l’Absoute : on se conformera à cet usage. 11° A l’aspersion et encensement du corps, le Prêtre fait, en partant et en arrivant, la géuuflexion à lAutel, si l’Absoute se chante pour les Laïques, et il faitle salut profond en passant devant la Croix. Mais si c’est pour un Prêtre, il fait, de sa place, avant de partir, le sa- Jut à la Croix, et la génuflexion en passant devant lAutel, quand le St. Sacrement y est. 129 On dit, pour les Prêtres comme pour les Laïques, lOraison Deus cui proprium est etc. 139 L’Antienne Zn puradisum, ete. se chante en allant au lieu de la sépulture. 140 La fosse se bénit, quand même le Cimetière laurait été, à moins qu’elle ne l'ait déjà été pour d’autres Corps qui y auraient été déposés ; car c’est ainsi qu’il faut entendre ces parol:s du Rituel : $è non est benedictum (sepulchrum). 159 Ainsi, après avoir dit l’Oraison Deus, cujus etc., le Prêtre asperge la fosse ; et il encense ensuite le corps du défunt, puis le sépulcre. 169 Que si la fosse a été bénite, il se contente, en y arrivant, d’encenser et le corps et le sépulcre. 170 C’est auprès de la fosse, et non en y allant, que se chantent l’Antienne Ego sum et le Cantique Benedictus, etc., qui ne s’omettent jamais,dit le Rituel. 189 A Rome où les Corps ne se transportent au Cimetière que la nuit,et dans des chariots, on ne chante qu’au Cimetière, ce cantique, avec son Ant. Lyo sum, etc., mais on ne chante pas in Paradisum, On devra suivre cet usage, dans tous les lieux où le Cimetière est si éloigné de l'Eglise qu’il est impossible au Clergé d'y aller en procession. 199 A la fin de l’Absoute, le Prêtre fait le signe de la Croix, en disant; Requiem ®ternan, etc., super tumulum, dit le Missel, et versus pannum, dit le Cé"monial des Evèques ; ce qui montre que c’est ainsi qu'il faut le pratiquer à toute espèce d’Absoutes. 209 Toutes les autres particularités concernant la Messe pro defunctis et lPAbsoute, qui doit la suivre, se trouvent dans le Précis sur le C6rémonial, aux mots Grand’ Messes pour les Morts. 219 On

peut s’en tenir à l'usage de ne pas dire l'Office des morts, avant le service; ce qui d’ailleurs n’est pas de rigueur, aux termes du Rituel. Il est cependant beaucoup à désirer qu'on le dise, à une heure convenable pour le Clergé et les fideles, aux enterrements des Prêtres, dont les eorps pourraient être transportés la veille à l’Eglise, selon l'usage de Rome. Conime aussi il est bien convenable que la Paroisse communie pour son Curé défunt, qui l’a si souvent communiée, à cette fin, tous les Confrères sont invités à entendre les Confessions dans la Paroisse veuve, pour procurer ce grand soulagement à l’âme du Pasteur.

14. On ne doit pas faire de sépultures les trois derniers jours de Ia Semaine Sainte, sans une grande nécessité, et dans ce dernier cas, il faut se contenter de réciter les prières privément et s'bmissa voce.

15. Il faut anticiper ou remettre la sépulture, pour n’en pas faire pendant les 40 heures, afin de ne point entrer les corps des défunts dans les Eglises où est exposé le St Sacrement ; s’il y a nécessité de faire quelque inhumation pendant ce temps-là, lon se conforme à ee qui est prescrit dans le Cérémonial des Evêques (p. 481), où il es: dit qu’alors on récite submissa voce ce qui devrait se chanter à PÉglise.

16. La $S. Congrégation des Evêques et Réguliers a condamné, comme un abus, Pusage d’inhumer les défunts privatim, sine lumine, cruce et parocho.

17. Si c’est un Prétre que l’on enterre, on pourra chanter la Messe de Comn@moratione Ommium fidelium. On pourrait de même dire la basse Messe. Que si l’on dit la Messe de Die Obitus, il faudra prendre l'Oraison: Deus qui inter Apostolicos Sacerdotes, ete. Il en sera de même à son Anniversaire.

18. On doit dire la Messe pro defunctis, corpore præsente, si un mariage avait a été fait avant le service.

Les priviléges accordés pour chanter une messe pro de- Jfunclo, corpore præsente, existent si le corps n’est ni présent ni enterré, pourvu qu’il soit en un lieu décent proche (proæimior:) de l’église; mais si le cadavre avait été mis en terre la veille, la messe de Requiem ne peut être chantée à aucune fête de 1ère et même de 2de classe. Mais la messe des funérailles, le corps éloigné ou enterré depuis quelques jours, ne peut se chanter, outre ce qui a été excepté plus haut, les dimanches, les octaves privilégiées, les veilles de Noël et de Pentecôte, le mercredi des Cendres et toute la Semaine Sainte.

Pour la levée du corps, il n’est pas permis au célébrant d’être accompagné de diacre et de sous-diacre, (23 mai 1846). La croix doitêtre portéé par un clerc, s'il est possible (12 juin 1660).

Les prêtres ne doivent jamais porter les coins du poële même aux sépultures de prêtres (20 sept. 1681).

Le cadavre doit être porté à bras d’hommes, et il n’est aucunement permis de le trainer en voiture. Toutefois il ne serait nullement défendu d’amener en voiture le corps du défunt jusqu’à une certaine distance de l’Eglise, où le clergé pourrait se rendre pour réciter les prières obligées, et conduire le corps, qui alors devrait être porté jusqu’à léglise. Mais aussi long-temps que le cadavre est dans la voiture trainée par des chevaux, ilne pourra être précédé de la croix, fut-elle seule et sans le clergé. Il est défendu de chanter un libera après une messe qui n’est point de requiem (4 août 1708. 23 sept. 1684).

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