‹ Ordres de chevalerie et marques d'honneurChapitre 187 sur 272 · SUISSE · texte numérisé non relu

SUISSE

Sous l’ancienne monarchie, et, malgré le 10 août, sous la république, le directoire et le consulat, les cantons suisses avaient fourni à la France des soldats mercenaires. En 1812, un traité assurait à l'empereur l'emploi exclusif des auxiliaires suisses, et les quatre régiments quil payait acceptèrent facilement la solde de la restauration. Mais quand Napoléon revint de l'ile d'Elbe, ils firent plus de façons. Officiers et sol dats refusèrent en grande majorité de demeurer en France. La patrie les rappelait, ils obéirent. Aussi la diète fédérale, appréciant les sentiments de devoir et d'honneur que prouvait une pareille conduite, dé créta, le 20 avril 1815, une marque de distinction pour ces fidèles serviteurs. {PI. LXXXV, n° 1.)

Cette marque d'honneur fut déterminée par décret du 12 juin, et consiste en une médaille d'argent montrant d’un côté l'ancienne bamnière des fédérés, avec la légende : Schweizerische Eidgenossenschaft MDCCCXV, et, au revers, dans une couronne de chêne, cette inscription : Treue und Ehre. Elle se porte à la boutonnière , à un ruban rouge et blanc.

Un décret du 24 août fit participer à cette médaille la compagnie des cent Suisses qui avaient rejoint Louis XVIII à Gand.

La distribution eut lieu, le 15 octobre 1815, à Iverdun, en grande cérémonie.

hé.

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