ORDRE DE ST-HUBERT
Renaud IV, due de Julicrs et de Gueldre, étant mort, en 4495. sans postérité, son duché de Gueldre échut à Arnold d'Egmont , et leduché de Juliers à Adolphe de Berg. Arnold se croyantlésé, essaya d’abord de réparer par la force des armes l'injustice du partage, puis consentit bientôt à un arrangement et un armistiee de dix ans. Mais Adolphe. mort ssé sa succession à son cousin Gerhard, Arnold fit revivre ses prétentions et cntra avec une armée sur le territoire de Juliers en 144# Gerhart, fort de son droit, alla à la rencontre deson ennemi etle bauit complètement, à Ravensbergen Wesphalic.le jour de Saint-Mubert. En mémoirede cetriomphedécisif, il fonda un ordre pour récompenser la valeur de sa chevalerie, et pour les exciter à unefidélité inviolable. Cet ordre, mis sous le patronagede Saint-Hubert, recut aussi le nom d'ordre du Cor parceque les chevaliers portaient une chaîne dor, composée de cors de chasse, et compta, parmi ses premiers membres, plusieurs noms de la noblesse belge, les comtes de Limbourg et de
en 1437, ayant lai
Nassau, les barons de érode, de Pallant, de Sombreffe. ete.
. Ïl se perpétua, plus ou moins obscur, dans la descendance du fondateur. Mais pendant la guerre de la succession de Juliers, disputée entre les maisons de Bavière, de Brandebourg €t de Saxe, pendant la guerre de trente ans, il fut négligé, et dormit dans l'oubli jusqu’en 1709, époque à laquelicel'électeur palatin Sean-Guillaume. ayant obtenu lehaut Palatinat, et possesseur d’une particdes domaines de Juliers, ressuscita l'ordre de Saint-Hubert, et lui donna de nouveaux statuts.
Il y attacha douze petits cantons du pays pourles douze premiers chevaliérs (les princes exceptés).lesquels devaicntavoir chacun un régiment où les appointements de colonel.
Sous l'électeur grand-maitre, l’ordre se composait de douze comtes et barons, et d’un nombre illimité de prince et de gentilshommes, qui ne pouvaient appartenir à aucun autre ordre. |
Les chevaliers étaient reçus capitulairement. à la pluralité des suffrages : et à leur réception ils versaient au trésor cent ducats pour les pauvres.
Outrele lieutenantdu grand maitre.il y avaitsix principaux officiers : chancelier, vice-chancelier, secrétaire, trésorier, héraut d'armes, et le conservateur des armements et costumes.
Les chevaliers portaient un grand cordon rouge et sur la poitrineune
croix d'argent dans une étoile brodée d’or, avee la devise : /n fidelitate constans.
L'ordre subit encore plusieurs modifications sous les éleelteurs suivanis. |
Enfin le roi Maximilien-Joseph le confirma comme le premier ordre de l’état, et le lia à celui du Mérite-Civil de telle sorte que les capitulaires doivent être choisis parmi les commandeurs du Mérite-Civil qui le sont depuis six ans, et qui possèdent les qualifications nécessaires : et que, s'ils sont grand s-croix du Mérite-Civil, ilsontle passur lesautres chevaliers de Saint-Hubert.
D'après les dernières ordonnances, l'ordrene s'accorde qu'aux princes régnants, à leues agnats et parents en ligne masculine, pourvu qu'ilne soient ni dans un service étranger, ni dans un rapport de sujélion quelconque, et aux étrangers que le roi en trouve dignes.
Les chevaliers portentsarla gauche dela poitrine la plaque»? 1 ,pl. IX; et. suspendue à uu large ruban ponceau à étroite bordure verte, passéen écharpe de gauche à droite, une croix d'or (n°2) à huit pointes pommetées, émaillée de blanc.,etsemée de flammes d or; garnisentreles branches de pointes d'or, et surmontéde la couronne royale. L'écusson du centre représente, à la face, la conversion de Saint-Hubert enfermée dans un cercle rouge avec la devise: ]n Trout vast (ferme en féauté) en lettres gothiques d’or ; au revers, un globe impérial d'or en champ de gucules entouré de l'inscription. {n memorium recuperatæ dignitalis
avilæ, 1708(n° 5). Cette eroix peut être ornéede diamants ou pierreries. Aux jours de gala, les chevaliers portent un costume à l'espagnole,de couleur noire et ponceau, et la décoration est suspendue à la chaine n° 4, composée de quarante-deux anneaux qui représentent alternativementle chiffre de Charles-Théodore, etla conversion de Saint-Hubert, Le chapitre se tient le 12 Octobre.
Les frais de réception semontent. pour un prince, à deux cents ducats; pour un comle ou gentilhomme, à cent ducats et cent florins. |
ORDRE DE SAINT-GEORGE
Les duesde Bavière Othon [FT et Gerhard, en partant pour la croisade avaient choisi Saint-George pour patron, et portaient la croix rougesur la poitrine et sur le bouclier. Charles-Albert, devenu plus tard l’empereur Charles VIT, en rappelant des souvenirs anciens, voulut établir un ordre nouveau quil institua le 24 avril 4729 sous le nom de Saint= George, défenseur de la conception immaculée de la Vierge. Les statuts en furent approuvés par Benoit XIV, qui lui conféra tous les avantages honneurs etpriviléges attribués par les papes aux autres ordresdistingués d'Allemagne. Après l’extinctionde la ligne bavaroise, l'électeur Charles Théodore le confirma en 4778, et lui donna le second rang parmi les ordres bavarois.
Le roi est grand-maitre, après lui vient le grand prince, qui doit-être un prince du Sang. Les autres membres se partagent en trois classes : grand-croix où grands commandeurs, commandeurs, chevaliers.
L'ordre a aussi une classe ecclésiastique, composée d'un évéque, un prieur, doyens et chapelains. Pour être reçu, il faut faire preuverigoureuse d'ancienne noblesse. Le récipiendaire jure de défendre la religion catholique. la Conception immaculée et de prendre les armes au commandement du grand-maitre.
L'ordre célèbre la fête de Saint-George, le 12 avril et la Conception de la Vicrge, le 8 décembre.
Le costume est: habit de drap d'argent doublé de velours couleur de feu, culottes demême velours, manteau de velours bleu de cieldoublé de blanc, chapeau à la Henri IV, garni de plumes blanches et rouges et la décoration attachée au collier n° 41, pl. X.
Cette décoration (pL.IX,n° 6 et 7),dont les différentes sante til marquent les différents grades,est portée en écharpe par les grands croix ; par les commandeurs, en sautoir , par les chevaliers, à la boutonnière.
Lesgrands-croix etlescommandeurs portentaussi la plaque n° SopE IX.
— rent} EE