ORDRE DE LA ROSE
Cet ordre, militaire et civil, fut créé par décret du 47 octobre 1829.
L'empereur en est le grand-maître; le prince impérial grand’eroix ou grand dignitaire major ; les autres princes grand’croix.
L'ordre est divisé en six classes :
16 grand’croix, huit effectifs et huit honoraires, qui ne peuvent être SUPPLÉMENT: d.
choisis que parmi les personnes ayant droit au titre d'excellence; les honoraires ne se distinguent que par l'absence du collier.
16 grands dignitaires, recevant la qualification d'excellence.
32 dignitaires, choisis parmi les personnes auxquelles revient le prédicat de seigneurie.
Commandeurs, officiers et chevaliers, en nombre illimité. |
Les commandeurs jouissent du prédicat de seigneurie; on rend: aux officiers les honneurs dus aux colonels; aux chevaliers les honneurs dus aux capitaines.
Nous donnons (PI. D. n° 1.) le modèle de la plaque qui avait été mal représentée dans notre première édition (*).
ORDRES DE SAINT-BENOIT D'AVIZ, DE SAINT-JACQUES DE L’'ÉPÉE ET DU CHRIST.
Ces trois ordres ont suivi l'émigration de la famille royale de Lisbonne à Rio; et la colonie les retint, quand la métropole eut rappelé Jean IV. En vertu de la loi du 20 octobre 1825, et d’une pratique constante, ils ont fini par devenir nationaux au Brésil. Les insignes n’ont point changé, seulement la couronne de l'empire a remplacé celle de Portugal; et les rubans du Christ (PI. D. n° 2) et de Saint-Jacques (n° 3) ont reçus un liséré azur; le ruban d’Aviz (n° #) s'est distingué par un liséré incarnat.
L'empereur est le grand maitre; le prince impérial est le commandeur suprême.
Les chevaliers portent la décoration à la boutonnière; les commandeurs ont la plaque sur le côté gauche de l’habit; les grand’eroix, outre la plaque, ont un large ruban passé en écharpe auquel pend la décoration.
Ces ordres ne se trouvant plus en rapport avec les circonstances survenues depuis l'indépendance de l'empire, et la grande maîtrise ne s’étant point Soumise aux prescriptions de la bulle Præclara Portugalhæ, ils ont perdu leur caractère religieux, et sont considérés comme des ordres civils destinés à récompenser les services rendus à l'État, tant par les Brésiliens que par les étrangers, (Décret du 9 septembre 1843.)
(*) Voir l’art. Brésil, dans l’ouvrage primitif, pour, la manière dont se portent les divers ordres de ce pays.
Outre l'institution d’une médaille, destinée à récompenser la bravoure des soldats dans les batailles, il y a eu distribution de médailles pour des actes spéciaux :
1° Médaille de la guérre de l'indépendance (Bahia);
2° Médaille de la division pour coopération au bon ordre;
8° La même, avec la légende Constancia e Bravura, pour les troupes qui, sans recevoir de secours, se sont maintenues six mois durant dans la position de la Grande Barre.
4° Médaille de la campagne de Rio de la Plata ;
9° Médaille de la campagne dans la Cisplatine.
DANEMARK
MÉDAILLE MILITAIRE
Le roi, sur la proposition du ministre de la guerre, a ordonné que dorénavant (janvier 1854) des médailles seront décernées aux sous-officiers de l'armée qui se seraient distingués par leur zèle et leur exactitude dans le service. Ces médailles seront en bronze, et portées suspendues à un ruban rouge orné d’une croix blanche. Elles se divisent en deux classes.
Celles de la première classe, auxquelles est attachée une pension viagère de 420 francs, ne seront accordées que pour des services de seize ans au moins ; celles de seconde classe, avec une pension de 75 francs, récompensent les services de huit ans au moins.
Les médailles des deux classes pourront aussi être décernées aux membres des corps de, musique; militaire et aux autres ‘employés de l'armée ayant rang de sous-officier.
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ESPAGNE
Afin de conserver le lustre et la splendeur de la Toison d’or, et des ordres royaux de Charles IT, d'Isabelle la Catholique, et des dames nobles de la reine Marie Louise :
La reine a décrété qu'à l'avenir la grand’croix ne pourra plus être décernée que sur proposition délibérée en conseil des ministres.
Pour les grades inférieurs, il faut d’abord que la proposition faite par un des membres du cabinet ait été soumise au ministre des affaires étrangères.
Deux ordres espagnols ont subi différentes modifications par un décret du 26 juillet 1847.
L'ordre de Charles IT se compose actuellement de quatre classes :
Chevaliers,
Commandeurs,
Commandeurs effectifs,
Grand’eroix.
Le bijou suspendu à la boutonnière signale les chevaliers; porté en sautoir, les commandeurs.
Les commandeurs effectifs se reconnaissent à la plaque attachée au côté de l'habit.
Le titre d'excellence et une plaque d’un autre modèle, ont été assignés aux grands cordons, et le collier, pour les grandes cérémonies.
Non compris les étrangers, leur nombre ne peut dépasser 120; celui des commandeurs effectifs se borne à 300. Les deux autres grades ne se complent pas.
Les anciens chevaliers, effectifs ou pensionnaires, ont été déclarés commandeurs effectifs.
Ceux des chevaliers surnuméraires qui, par privilége, étaient autorisés à porter la plaque ne sont pas tenus de la déposer; mais ils continuent à suspendre la décoration à la boutonnière. Promus au grade de commandeur, ils devront renoncer à la plaque, mais il porteront le bijou en sautoir.
Les pensions ont été supprimées.
Même organisation, mêmes honneurs, mêmes prérogatives pour l'ordre d'Isabelle la Catholique. Seulement le nombre de commandeurs effectifs est fixé à 200, celui des grand’-eroix à 80.
ORDRE DE SAINT JEAN DE JÉRUSALEM
On pense à Madrid, donner à l’ordre de St.-Jean de Jérusalem une organisation propre à conserver les précieux souvenirs d’une si glorieuse institution. Sans prétendre ressusciter ce qui n'a plus de raison d’être, on voudrait que l’ordre de Malte, dont la reine a accepté la grande maitrise, et dont les infants se sont honorés d’être baillis et prieurs, fût assimilé aux quatre ordres religieux du royaume. M. le duc de Rivas a reçu à cet effet les pouvoirs de trois cents frères de l'ordre. (4m de la religion.)
sut = \S N
CHEVALIER DE re CLASSE DE L'ORDRE DE PIE.
(Etats de l'Église).
ÉTATS DE L'ÉGLISE