ORDRE DE SAINT-OLAUS
Le 21 août 1847, anniversaire de la reine Joséphine, le roi donna à ce pays le premier ordre de chevalerie qu'il ait eu, destiné à récompenser les services rendus au roi et à la patrie, au progrès des arts et des sciences.
En commémoration du monarque qui délivra la Norwége de la-domination étrangère, et introduisit le christianisme dans le pays, 1l a reçu le nom d'ordre royal de Saint-Olaüs (né en 953, mort en 1000). Le roi en est seigneur et grand-maître.
La décoration consiste en une étoile d’or à huit branches, émaillée de blanc, surmontée de la couronne royale. (Pc. K, n° 3).
Au centre un écu aux armes de Norwége; entre chaque branche l'initiale du nom du fondateur, en caractère anglo-saxon.
Cet écu est enserré d’un ruban tiercé de blanc, bleu et blanc.
L'écusson du revers porte sur fond rouge la devise ret og sandhed et est cent du même ruban que la face.
La décoration décernée aux militaires, porte sous la couronne qui surmonte l'étoile deux glaives en sautoir.
Le ruban est rouge moiré, avec un liséré bleu entre deux blancs.
Les grand-croix portent le bijou à un large ruban passé de droite à gauche, et la plaque (PI. K. n° 1).
Les commandeurs le portent en sautoir, avec la plaque (n° 2).
Les chevaliers à la boutonnière.
Le 25 août 1847, le roi tint un chapitre de l'ordre, dans lequel il nomma onze grand'croix, vingt-deux commandeurs, et quarante-six chevaliers.
Parmi les grand’eroix, on remarquait le baron de Humboldt, le baron de Berzélius, et Adam Ochlenschlâger, le célèbre poëte dramatique danois. Au nombre de ceux à qui la décoration de commandeur a été offerte, on a remarqué M. Ridderwold, évèque de Drontheim, celui qui
refusa de sacrer la reine, parce que la loi fondamentale ne parle que du couronnement du roi.