‹ Ordres équestresChapitre 111 sur 126 · GA RI BAL · texte numérisé non relu

GA RI BAL

Armes : De gueules , au corj d'or sur une montagne du même ; à trois étoiles d’or en chef. Timbré, d’un casque fermé et grillé , posé dcfasce.

La famille Garibal apparaît à Villefrancbe dans le xv' siècle. Sire Olivier Garibal était quatrième consul en 1470. Sire Jean Garibal, trésorier en la comté de Rodez, était consul en 1004.

Jean fut le père de Raymond Garibal , conseiller au parlement de Toulouse. Ce dernier épousa Marguerite Senaux. Les deux époux n’ayant pas d’enfants résolurent, d’un consentement mutuel, d’entrer en religion. Marguerite devint religieuse de l’ordre de Saint-Dominique dans le monastère de Sainte-Catherine de Toulouse , sous le nom de Marguerite de Jésus. Garibal entra dans la maison des Chartreux de Toulouse , et peu de temps après sa profession il fut nommé prieur de celle de Villefranche (1025), où il mourut dans le mois de mars 1630 (1).

(1) Moréri. Art Senaux.— Manuscrits Cabrol.

SUPPLÉMENT. 555

D’une autre branche est sorti Jean de Garibal , président au grand conseil, baron de Saint-Sulpice et de Bias, qui prit femme dans la maison de Jean de Berlier Moncade , premier président au parlement de Toulouse. Il vint de ce mariage Jean-Louis de Garibal , conseiller au parlement de Grenoble, mort sans postérité, et Gabrielie de Garibal, qui épousa Nicolas de la Reynie , conseiller d’Etat, lieutenant général de police de la ville , prévôté et comté de Paris (I).

Jean-Louis de Garibal donna des maisons qu’il possédait au quartier du Pech , pour la construction de l’église des Pénitents Noirs ou Frères de la Croix , lorsqu’il fut reçu membre de la confrérie de ce nom.

Une demoiselle de Garibal se maria avec Nicolas de Campmas , trésorier de France. On voyait leurs armes et leurs noms sur une belle lampe d’argent qu’ils avaient donnée à l’église Notre-Dame des Treize-Pierres.

En 1638 vivait un Garibal, maître des requêtes, homme plein de probité et de mérite. Ayant des doutes au sujet des biens considérables que lui avaient laissé ses parents comme aîné de la famille , il s’adressa , pour les faire lever, à de savants docteurs de Sorbonne qui le renvoyèrent au chanoine Bonal , de Villefranche , savant théologien. Garibal s’en remit aux lumières de Bonal d’une manière absolue. Après plusieurs conférences qu’il eut avec ce saint prêtre , il lit diverses restitutions et brûla tous les contrats que Bonal jugea être usuraires. Pendant son séjour à Villefranche, il fut un modèle de piété et d’édification. Louis XIII l’ayant fait intendant d’Auvergne, il se conduisit avec tant de prudence et de sagesse , qu’en soutenant les intérêts du roi , il ne blessa pas ceux des pauvres et des personnes opprimées (2).

En 1663, un Garibal fit saisir, sur la tête de Flammette Dumas, épouse de M. de Lucas, l’ancienne vicomté d’Elves et le lief de Saint-ltemy.

(1) Tablettes généalogiques et historiques , partie VU. — Dictionnaire généalogique , héraldique et historique , I. II.

•2) Manuscrits de Cabrol sur le chanoine Bonal.

558 SUPPLÉMENT

L’ancienne vicomté d’Elves avait appartenu à !a famille d’Arpajon. René d’Arpajon se qualifiait, en 1532 , seigneur d’Elves , quoique cette terre fût sortie des mains de sa famille. La famille Patras avait fait l’acquisition de la terre d’Elves.

Sire Antoine Patras est qualifié de seigneur d’Elves dans une requête présentée contre lui , le 24 avril 1559 , au sénéchal de Rouergue. Il n’était point seigneur, parce qu’il n’était pas noble. D’après l’ordonnance de Blois de 1579 qui supprima l’usage de s’ennoblir par les fiefs, les terres nobles ne rendent pas nobles ceux qui les possèdent , et un marquisat ou un comté ne font ni marquis ni comte ceux qui les ont acquis.

En 1568 la terre d’Elves était entre les mains de Jean Dumas , premier consul de Villefranche la même année. I! se qualifiait sieur d’Elves. A suite delà saisie pratiquée sur la tête de Flammelle Dumas par Garibal , Nicolas de Campmas , trésorier de France, devint acquéreur d’Elves.

Ce fut à la même époque que la terre de Saint-Remy advint à la famille de Campmas. En 1670 , Villefranche a pour premier consul Guillaume de Campmas, seigneur d’Elves et de Saint-Remy , qui avait ajouté le nom de Garibal à son nom patronymique.

Page 1