‹ Oreillons et DiabèteChapitre 15 sur 24 · SERA · texte numérisé non relu

SERA

‘OBSERVATION III Diabète Infantile Post-Ourlien (Service Lereboullet)

M. Fernande, âgée de treize ans et demi, entre à la'salle Labric, le 10 décembre 1924, parce qu’elle a toujours soif, qu’elle mange

beaucoup, et cependant maïigrit considérablement.

Antécédents héréditaires :

Aucun cas de Diabète chez les grands-parents. Le père, âgé de 40 ans, gazé de guerre, est actuellement bien portant, non diabétique. La mère, âgée de trente-cinqans n’a jamais été malade, n’est pas diabétique. Fausse couche de trois mois. Aucun anté- - cédent syphilitique dans la famille. La réaction de Wasserman.

pratiquée sur la mère est négative.

Antécédents colatéraux :

Un frère âgé de neuf ans, bien portant, non diabétique.

Antécédents personnels :

Née à terme. Première dent à treize mois, premiers pas à treize mois. Aucun épisode pathologique dans l'enfance sauf à sept

ans : Rougeole, coqueluche, grippe, non compliquées.

En mai 1924.

L'enfant avait une santé en apparence florissante, lorsqu'elle eut les oreillons. \

La maladie était d'intensité modérée ; tuméfaction parotidienne bilatérale, prédominante à gauche, fièvre à 38°5, qui disparaissent en 4 à 6 jours. La mère cependant avait insisté sur

un symptôme capital à notre avis : l'amaigrissement. L'enfant

LADA

était pesée régulièrement tous les mois. Avant les oreillons, elle

pesait 40 kilos. Dans les dix jours qui ont suivi l'affection, elle a

maigri brusquement, d’une façon « effrayante » dit la mère, son +

poids tombant à 33 kilos en quelques jours.

En juin 1924.

Une crise de Diarrhée intense survient : 4 à 5 selles jaune clair, abondantes, pâteuses, molles, extrêmement fétides. Cette diarrhée persiste pendant quatre jours. Aucune douleur abdominale,

aucun accident nerveux ou traumatique.

Histoire de la maladie.

Le 2 août 1924, l'enfant soignée pour de l’anémie, est envoyée à la campagne. C'est vers cette époque qu’apparaissent les premiers symptômes d'hyperglycémie. La Polydipsie attire la pre mière l'attention, l'enfant buvant quatre à cinqlitres de boissons variées par jour : En même temps, les urines sont très abondantes. Peu après, s'accuse la Polyphagie : l'enfant mangeait « plus qu’une grande personne ». |

Bientôt, le caractère change : asthénie, inaptitude à l'effort intellectuel. Vers la fin d'août l’enfant a des troubles visuels, un brouillard devant les yeux qui l'empêche de lire. Surtout, elle maigrit de plus en plus, et, le 27 septembre, on la ramêne à Paris.

Le premier octobre, à peine rentrée, la malade tombe dans le COMA : perte de connaissance, délire, agitation dyspnée très intense, vomissements d’odeur aigrelette.

Le Docteur Le Roy, appelé d'urgence, fait des injections répé-

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