‹ Oreillons et DiabèteChapitre 20 sur 24 · LEE EE · texte numérisé non relu

LEE EE

En Mai 1916. A. S. est atteint des oreillons qui se présentent immédiatement avec les caractères d’une infection sérieuse. Fièvre très élevée (plus de 40°), les deux parotides prises très rapidement l'une après l’autre se sont tuméfiées, et les régions parotidiennes sont très douloureuses. Quatre jours après les débuts de la parotidite, les deux testicules sont le siège d’une

localisation métastasique simultanée, qui provoque, elle aussi une réaction fébrile et douloureuse très vive. Enfin, deux jours après l'orchite bilatérale, soit 6 jours après le début de la maladie, se manifestent les signes d’une troisième localisation : ce sont, au creux épigastrique, des douleurs extrêmement vives, survenant par crises atrocement-pénibles, arrachant des cris au malade qui roule sous son lit, Dans l'intervalle des crises douloureuses, la région épigastrique reste douloureuse et le moindre contact des draps et des couvertures, est insupportable.

Ce syndrôme douloureux ne s'accompagne pas de vomissements, ni de troubles digestifs, sauf une anorexie absolue

Le diagnostic porté fut celui de Pancréatite ourlienne.

Une analyse d’urines, pratiquée par un médecin à ce moment, aurait été négative ; nous ignorons si elle comportait la recherche du sucre, ou simplement la recherche de l’albumine.

Au bout de quelques jours, les douleurs abdominales cessent, puis disparaissent. L'alimentation redevient possible, et, après ‘une quinzaine de jours, d’une convalescence assez pénible (fati-

gue, perte de l'appétit la santé revient.

REF Ne

Pendant plusieurs mois, exactement de Juin 1919 à Janvier 1920, la santé de A. S. est parfaite. Il mange abondamment, et en particulier, marque une avidité remarquable pour le pain, sucrerie, bonbons, chocolat, dont il digère facilement de très grandes quantités.

En Janvier 1920, alors qu’il se sentait en parfaite santé, et fournissait un travail considérable, on est inquiété par une érosion au niveau du sillon Balano-préputial. Il craint une lésion urinaire, et vient consulter l’un .de nous qui élimine cette hypothèse, et demande l’avis du Docteur Hudelo. Celui-ci porte le diagnostic de balanite, et, pensant à une Diabétide génitale, conseille une analyse d’urines. Cette analyse montre la présence de 4 gr. de glucose par litre.

Le patient est mis aussitôt à un régime de réduction des hydraies de carbone, et en quelques jours avec un traitement local anodin, la balanite guérit.

Une nouvelle analyse d’urines, faite au bout de 1 mois, montre la disparition totale du glocose urinaire.

Nous revoyons le patient 2 mois après cet épisode, et nous cherchons s’il existe des troubles persistants de la sécrétion pancréatique. Trois analyses d’urines, et une analyse de fecès, l'épreuve des noyaux, montre qu'il n’y a plus de glycosurie. Mais il y a encore des troubles du métabolisme, caractérisé par l'abondance de substances réductrices, de l’indosé, par des traces d’albumine urinaire, par l’urobilinurie, et les réactions

d’acidose.

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