‹ Oreillons et DiabèteChapitre 23 sur 24 · AGE · texte numérisé non relu

AGE

amaigrissement progressif et modification du caractère, qui s’accompagnèrent à partir d'avril, de Polydipsie marquée.

L'examen des urines révéla, à la fin de mai l'existence d’un Diabète accusé, avec glycosurie dépassant 100 grammes.

Acétonurie notable.

Amaigrissement prononcé.

Un régime assez strict, n’a qu'uneinffuence minime sur la glycosurie. Si le poids cesse de diminuer, la glycosurie reste élevée. Le traitement médicamenteux n'exerce aucune action, et après deux mois d'essais infructueux, la maladeest confiée à Monsieur Chabanier qui lui fait deux piqûres d’Insuline par jour, en employant 5 unités chaque fois.

En dix jours, le sucre tombe à 0, l’acétonurie disparaît, le poids reprend rapidement. La transformation de l’état général est frappante après la cure. Une fois les piqüres arrêtées la cessation de la glycosurie se maintient presque complète pendant un mois, et ce résultat est d’autant plus significatif que la restriction des hydrates de carbone n’a été que partielle. |

La Glycosurie augmentant ensuite à nouveau tout en restant très loin des chiffres initiaux. Le traitement fut repris avec succès.

Malheureusement, partie à la mer au cours de l’été 1924, elle y fut atteinte d’oreillons, une semaine après son arrivée, et, deux jours après, tombait dans un coma à marche rapide qui entraîna la morten trente-trois heures, «la chambre étant toute imprégnée d’acétone, » malgré le traitement insulinique institué au moment

du coma.

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