AVERTISSEMENT
i’iiariiioiiie compromise entre les diverses classes des citoyens, s’en prenait à l’origine même de la loi, au sein des doctrines de Ricardo, surprit et frappa l’auditoire.
Mais lorsque le logicien inflexible, le philanthrope convaincu, le chrétien en un mot, debout, ferme et fort devant le colosse, le frappa de l’anathème de matérialisme, il s’écroula sur ses pieds d’argile, et l’erreur se dévoila dans son sein.
Ce fut alors un applaudissement enthousiaste parmi celte jeunesse mûrie par l’étude et qui voyait briller à ses yeux le flambeau de la vérité, qui, désormais consciencieuse de ses aspirations généreuses et ardentes, saluait la liberté conduisant le progrès.
Justiflcalion odieuse du monopole, servitude de l’homme enchaîné à la matérielle fertilité du sol et du climat, limitation brutale des aspirations intellectuelles aux besoins animaux , règle cuelle de renchérissement progressif, antagonisme barbare des salaires et des profits, déification de l’obstacle, coalitions monstruenses, privilèges des castes, funestes craintes de l’encombrement, de la concurrence, du surcroît de population, de l’élévation intellectuelle du peuple, idole métallique, fantômes sinistres et menaçants créés par le matérialisme impitoyable d’une raison qui nie son origine, vous disparaissiez devant l’intelligence de la foi, devant les investigations de la conscience dirigée par la morale et appuyée sur la philosophie chrétienne ! L’intellectualité de la puissance humaine, la liberté d’agir et de jouir du fruit de ses actes, l’asservissement de la matière à la pensée, l’égalité sociale, la solidarité des classes, le triomphe de l’association des elforts, la sécurité, la justice et la liberté pour tous : voilà quelle était l’admirable thèse de M. Banfield, voilà pourquoi ses leçons ap-
plaudies durent être publiées, et pourquoi son livre deux fois édité, eut un retentissement considérable.
Nous venions de lire les Harmonies économiques de Rastiat-, et, comme tous ceux qu’entraînent les consolantes théories que l’amour du bien et de nos semblables, oppose aux sophismes stérilisants du rationalisme sceptique ou du dégradant éclectisme, nous