AVERTISSEMENT. . VII
avions été pénétré et subjugué par le charme de ces pages merveilleuses.
Pourtant, certains théorèmes, et des plus importants, nous avaient jiaru laborieusement cchafaudés ; la lutte incessante de la gratuité contre l'oncrosité poussée jusqu'à sa limite, nous avait séduit d'abord, mais avait ensuite obscurci pour nous la notion de la richesse^ en nous écartant du groupement artificiel et de la contrainte, nous nous heurtions contre l'individualisme el nous avions peine à concilier la puissance évidente de l'association avec la thèse absolue d'une liberté ombrageuse au moindre contact.
La concentration des capitaux, la rente du sol, la divergence des profits et des salaires, nous avaient paru imparfaitement expliquées.
Lorsque nous parcourûmes V Organisât ion de l'Indusù^ie , nous en fûmes comme éclairé par un jour nouveau, par une sorte de révélation. Désormais nos plus chers espoirs de croyances étaient justifiés.
L'Organisation de l'Industrie complétait admirablement les Harmonies économiques. Sans doute, au fond, l'ouvrage n'était point exactement approprié aux circonstances économiques de notre pays; mais les grandes et salutaires vérités qu'il apporte doivent partout se trouver bien venues.
Si nous avons en ce monde une conviction profonde et réelle, cest que tout le malaise de noire organisme social ne repose en France que sur l'intervention législative erronée de régulateurs absurdes dans la liberté civile. Le protectionnisme nous mène seul à la guerre sociale et à la destruction. Et cette conviction, nous espérons que la lecture de ce livre l'inspirera à d'autres, comme elle l'a raffermie en nous.
Emporté par les idées de l'auteur, nous les avons suivies et tâché de les rendre tout entières, au détriment trop fréquent de la forme de notre travail. Si le lecteur est parfois et à juste titre choqué de son imperfection, qu'il veuille bien n'en accuser que notre inexpérience littéraire. Si, laissant le style, dont après tout