L'Union se compose de quarante-huit Etats. ÿ
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offices est celui de New-York !, organisé en octobre 1920 par la fusion d’un certain nombre d'organisations privées s’occupant à différents points de vue du travail des jeunes gens.
L'année 1919 est marquée, en Europe, par une série de lois et de décrets. L’ordonnance polonaise du 27 janvier attribue aux Offices du travail de l'Etat la faculté de donner des conseils à ceux qui choisissent une carrière ou désirent changer de profession ?. L'arrêté prussien du 18 mars oblige les cercles, en ville et à la campagne, à créer des Offices professionnels 5, Plusieurs cercles peuvent s'unir pour une création commune ; en revanche, les villes qui comptent plus de dix mille habitants sont tenues de créer un Office indépendant. Un décret bavaroïis du 18 décembre ordonne aux maîtres d'école d'ouvrir chaque année, sur les professions choïsies par les élèves, une enquête dont ils doivent commu niquer le résultat aux Offices du travail, auxquels il
1. Vocational service for juniors, tbid., p. 73 et R. I. T., mai 1923, p. 840. Le service avait été fondé pendant la guerre; il était attaché à la «Junior Division » du service fédéral de placement. Il recouvra son indépendance en juillet 1919 et fut réorganisé en 1920. Il fonctionne au moyen de souscriptions privées, mais la Division de l’instruction publique de l'Etat de New- York fournit gratuitement les locaux de ses trois bureaux de placement.
2. R. I.T., octobre 1922. Dr Marie Balsiger, Les débuts de l'orientation professionnelle en Pologne, p. 659. Les premiers essais d'orientation professionnelle n’eurent que de médiocres résultats en raison du manque de préparation des masses populaires.
3. Cet arrêté est l’œuvre commune des quatre ministères de l’Intéricur, du Commerce et de l'Industrie, de l'Agriculture et de l’Instruction publi ue. Ce n’est pas le premier texte allemand concernant l’orientalion professionnelle. L’ordonnance du Reich du 9 décembre 1918, concernant la démobilisation économique prévoit dans son article 1918, « les autorités centrales des Etats ou les autorités désignées par elles peuvent obliger les communes ou groupements de communes à prendre des dispositions en vue d'organiser des institutions publiques d’orientation professionnelle et de placement des apprentis, d’un commun accord avec les offices publics paritaires de placement. Elles sont autorisées à arrêter les prescriptions sur l'installation, l'étendue et l’activité de ces institutions. » R. I. T., avril 1925. L'orientation professionnelle en Allemagne, p. 556,
est prescrit de s’annexer des cabinets d'orientation professionnelle *.
Le 25 juillet, la loi Astier fixe le statut légal de lapprentissage en France, et le 24 décembre, un décret reconnaît l'utilité publique de la Chambre de métiers de la Gironde et du Sud-Ouest pour favoriser et développer l'apprentissage.
A cette époque, la question des Chambres de métiers intéresse vivement l’opinion française. Elle ne suscite pas moins de quatre propositions de loi? en cinq ans. On pense que leur création assurerait un renouveau à l'apprentissage et à l'artisanat. L'orientation professionnelle jouit d’une égale faveur et, en juin 1920, les pouvoirs publics décident de tenter quelques essais au moyen des Offices publics de placement qui sont répandus sur tout le territoire. Après que le troisième Congrès des Offices publics de placement en eut discuté *, huit villes * furent choisies pour les premiers sondages qui furent limités à sept cents enfants quittant l’école‘. Ces modestes expériences montrèrent qu’il était moins nécessaire de créer des organismes nouveaux et spécialisés que d’avoir des centres d’impulsion et de coordination rassemblant tous les efforts, Une commission fut insti-
1. On peut ajouter une ordonnance pour la Saxe dus avril et un décret du gouvernement de Styrie (Autriche) du 24 mai.
2. Propositions Bouilloux-Lafont (1917), l'Estourbeillon (1918), Constant Verlot (1921), peut-être la plus intéressante, et Joseph Courtier (président du groupe de la Défense des artisans) en 1922, Voir sur cette question un suggestil exposé de Mile Clément, Ehèse citée, p. 125-127 et Caillard, Les Chambres de métiers, R, 1. T., septembre 1921, p. 260.
3. Le 16 juillet 1920. Mile Clément, thèse citée, p. 129. 4. Roubaix, Nancy, Lyon, Marseille, Toulouse, Nantes, Rouen, Vierzon.
». Une circulaire du ministère du Travail (juin 1920) avait recommandé aux autorités locales d'agir en liaison étroite avec les services relevant du sous-secrélariat de l'Enseignement technique. Une autre du ministère de l'instruction publique (19 juillet 1920) demandait aux inspecteurs d’académie d'inviter le personnel enseignant à collaborer avec les offices de placement (qui devaient recevoir par ailleurs les concours les plus divers)
tuée en avril 1921 au Sous-Secrétariat d'Etat de l’enseignement technique, qui comprenait pour moitié des représentants du Ministère du travail ?. Dès 1921, des services d'orientation procédaient, dans plus de vingt villes ?, à un examen véritable des adolescents sortis des écoles. Le 26 septembre 1922, un décret donne à l’orientation professionnelle un statut légal *
Les nouveaux Etats issus de la guerre ont les mêmes préoccupations. L'Académie Masaryvk du travail à peine créée ouvre une section d'orientation professionnelle en juin 1920 *. Le 1% mai suivant, un Office d'orientation est ouvert à Prague, qui aura un brillant avenir.
L'Autriche place l'orientation professionnelle au premier rang de ses préoccupations sociales. Le Ministère de la protection sociale * s'occupe surtout de propagande et de vulgarisation. En 1920, un cours est organisé pour
les conseillers de vocation et les fonctionnaires des
1. Depuis lors, l'orientation professionnelle a été attribuée définitivement au sous-secrétariat de l'Enseignement technique et fait l'objet d’une Direction, confiée à M. Fontègne.
2. Dès 1920, Nantes, Toulouse, Marseille, Lyon et Paris étaient entrées dans la voie des réalisations — pour ne pas parler de Strasbourg et Bordeaux déjà mentionnées. Ce sont donc les grandes villes qui prennent les premières initiatives.
En 1921, suivirent : Rouen, Caen, Lisieux, Beauvais, Châlons, Bar-le- Duc, Mézières, Charleville, Nancy, Epinal, Versailles, Melun, Fontainebleau, Montereau, Chartres, Albi, Angers, Courbevoie, St-Etienne et Bellegarde (Ain).
En 1922 : Calais, Cherbourg, Hirson, Laon, Le Hâvre, Laval, Le Mans, Lorient, Limoges, Reims, St-Dizier, Pau, Grenoble, Lille, Roubaix, Bourges, Moulins, Montluçon, Colmar, Sarreguemines, Wissembourg, Tours, Vierzon, St-Florent, Angoulême, Alençon et Troyes.
Ensuite Clermont-Ferrand, Chambéry (1923), Chaumont, Annecy, Creil, Aubervilliers (1924), Tarbes, etc. et l’on crée encore de nouveaux offices (La Rochelle en 1930 etc.). (D’après M. E. Gauthier, L'Orientation professionnelle, R. I. T., mai 1922, p. 766 — et divers.) Certains des offices ci-dessus mentionnés n’ont guère eu pendant plusieurs années qu’une existence nominale.