Salaire payé jusqu'à la guérison
Quiconque, au service de la Société, est victime d'un accident reçoit un traitement médical et chirurgical, et le salaire intégral jusqu'à la fin du traitement. Pour ceux qui sont membres du personnel fixe, ce traitement est à la charge de la „Caisse pour les malades" de la fabrique (participation obligatoire). Pour ceux qui, sans faire partie du personnel fixe, comptent parmi les ouvriers irréguliers (c'est-à-dire, que l'on embauche quand on en a momentanément besoin), ils reçoivent ces secours de quelque caisse pour malades dont ils sont membres ; dans le cas contraire, c'est la Société qui s'en charge. Le traitement chirurgical spécial est payé par la Société, à moins que le blessé ne soit traité gratuitement dans quelque hôpital. Dans tous les cas, la Société s'engage à payer le salaire.
Au commencement, la Société a eu, pendant sept ans, un contrat avec une Compagnie néerlandaise, pour les accidents suivis de mort ou d'invalidité absolue ou partielle. Ainsi, le personnel avait droit aux restitutions que la Compagnie s'était engagée à faire: en cas de décès ou d'impossibilité absolue de travailler, le double du salaire d'une année ; en cas d'impossibilité partielle de travailler, une somme moins forte, en proportion avec la gravité de l'accident.
Cependant, l'expérience ayant démontré que les primes payées à cette Compagnie dépassaient, chaque année, considérablement les restitutions reçues, que la remise de toute la somme en un seul versement faisait manquer le but, et enfin et surtout que cette somme était absolument insuffisante pour les besoins, il fut décidé, en 1893, que la Société prendrait ces cas d'accidents à ses propres risques et périls, ce qui ne pourrait avoir aucun inconvénient, vu le nombre toujours grandi d'ouvriers. Cet arrangement a conservé au personnel les droits, autrefois garantis par la Compagnie. Ce n'est que pour quelques artisans irréguliers (charpentiers, peintres, etc.) qu'un contrat est encore en vigueur, grâce à des circonstances toutes particulières.
Soutien matériel et moral des invalides permanents.
Dn accident est-il suivi d'invalidité absolue ou partielle, on consulte l'intéressé, pour savoir s'il désire rester à la fabrique dans un autre emploi, ou s'il préfère être mis à la retraite. Jusqu'ici, ces ouvriers sont toujours restés; peu à peu ils se sont habitués à un emploi nouveau, qui parfois leur a fait gagner un salaire plus élevé qu'auparavant. La pension de retraite qu'on pourrait donner à ceux qui travaillent à la semaine — réglée sur les pensions en cas d'invalidité permanente (non due à un accident, ou maladie continuelle)
atteindrait un maximum de 10 florins par semaine; du reste, elle serait fixée, en égard au degré d'invalidité, à la situation de la famille et au nombre des années de service de l'intéressé.
Les ouvriers irréguliers — qu'on ait, ou non, fait à leur profit un contrat avec une Compagnie d'assurances - ne peuvent faire valoir d'autres droits que le droit à la restitution qui pourrait avoir lieu, ou qui a réellement lieu en vertu d'un pareil contrat, 11 faut pourtant faire observer qu'en cas d'insuffisance de cette restitution, la Société vient en aide au blessé, dans la mesure du possible.
En cas de décès, à la suite de l'accident, la veuve et les enfants du défunt reçoivent une pension maximale de S florins par semaine, s'il était membre du personnel fixe (Y. le n°. 45). Pour ce qui est de la famille des ouvriers irréguliers, au lieu d'une pension, clic reçoit le double d'une année de salaire.
c. MARIAGE.
Remboursemknt partiel de l'épargnk obligatoire (Y. LE N". 18).
En se mariant, ou a droit au remboursement de La Caisse d'épargne obligatoire d'une somme équivalant à vingt-cinq fois le salaire d'une semaine, pourvu que le total des épargnes monte à cette somme.
Total des remboursements 1 879 '99 (166 mariages) fi. 24.526.085.
INTÉRÊTS MATÉRIELS
d. ACCOUCHEMENT.