Chapitre
Des maladies, des médicamens, et des trois méthodes curatives possibles.
$. 1 et 2. La tâche principale du médecin est de guérir les maladies d’une manière prompte, douce et durable, mais non pas de fabriquer des systèmes théoriques et des explications hypothétiques.
3. 4. Il faut qu'il connaisse l'objet de la guérison, les verlus curatives des différens médicamens et la juste application des remèdes aux maladies ; il faut aussi qu'il sache conserver la santé des hommes.
5. 6. Il est impossible de reconnaître les maladies aux changemens qu’elles produisent dans lPintérieur invisible du corps, mais elles peuvent fort bien être reconnues à leurs symptômes.
. Le médecin doit avoir égard à la cause occasionelle
de la maladie, au miasme originaire sur lequel elle se fonde, et à certaines autres circonstances.
8. A cela pres, la maladie n’existe pour le médecin que dans la totalité de ses symptômes.
9. Ayant égard aux dites circonstances ($. 7.), le médecin n’a qu'à faire disparaitre la totalité des symptömes d’une manière durable, pour guérir la maladie.
Note a). Il faut enlever la cause qui occasionne et nourrit évidemment le mal.
Note b). Futilité de la méthode palliative ou symptomatique, laquelle ne s'applique qu'à un scul symptöme.
10 — 12. Tous les symptômes étant anéantis, la ma-
ladie est également guérie dans l’intérieur du corps.
13. La totalité des symptômes est la seule indication du remède à choisir.
14. L’alteration de la santé qui a lieu dans les maladies, ne peut être rétablie par des médicamens, qu’en tant qu'ils ont la faculté de produire eux-mêmes des changemens de l’état régulier de l'organisme humain.
15. Cette faculté des médicamens de changer l'état de santé ne peut être observée que par les effets qu’ils produisent sur des hommes bien-portans.
16. Les symptômes morbifiques que les médicamens produisent dans l’homme sain, sont donc la seule chose à laquelle nous puissions reconnaître leur faculté de guérir les maladies.
17 — 19. Il n'y a que trois méthodes possibles de traiter les maladies: 1) la méthode homéopathique, qui se sert de remèdes produisant des effets
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primitifs semblables aux symptômes de la maiadie; 2) la méthode antipathique, qui emploie des médicamens produisant des effets opposés aux symptômes de l'affection naturelle ; et 3) la méthode allopathique ou hétéropathique, qui use de médicamens dont les effets ne sont ni semblables ni opposés, mais étrangers aux symptômes de la maladie en question.