‹ Orgueil et Préjugé, Volume 2Chapitre 31 sur 34 · ORGUEIL ET PU É JUGÉ · texte numérisé non relu

ORGUEIL ET PU É JUGÉ

— Je puis dire que dès le premier jour que je vous ai connu, votre manière d'ëlre m'a dévoile toute voire arrogance, votre amour - propre et votre mépris pour les autres; voilà les premières causes de cette aversion que les evénemens qui se sont succédé depuis lors ont rendue insurmontable. Il n'y avoîl pas longtemps que je vous connoissois, que je seniois déjà que vous éiiez ïe dernier homme du monde, auquel j'eusse pu désirer d'unir mon sort.

— Vous en avez dit assez, Madame; je connois maintenant vos seniimens* il ne. une. reste pins qu'à rougir de ceux que j'ai éprouvés; pardonnez- moi de vous avoir importunée si îong-temps, et recevez tous les souhaits que je fais pour votre bonheur.

En finissant ces mot-s , il se hâta de quitter la chambre , et l'instant d'après Elisabeth l'entendit sortir de la maison.

Alors touie sa fermeté l'abandonna; le trouble de son esprit et oit des plus pénibles; elle tomba sur nue chaise, où elle pleura pendant plus d'une demih-enre : plus elle réfléchissoit sur ce qui venoit de se passer, plus son étonnement augmentoit. Elle a\oit peine à se persuader qu'elle eût reçu l'offre de la main de Mr. Darcy et qu'il Petit assez aimée pour désirer de Pépouser, en dépit même de toutes les considérations qui Pa voient porté à s'opposer au mariage de son ami avec Jane; considérations qui auroient du lui paroîlre encore plus majeures pour lui-même. 11 étoit Batteur pour elle d'avoir inspire une si violente passion l Mais son orgueil , son abominable orgueil, l'aveu honteux de sa conduite à l'égard de Jane , son assnrance impardonnable

quoiqu'il ne pût se justifier, Pinsensibthté qu'il avoit montrée eu parlant de Wikam, et la cruauté avec laquelle il Pavoit traité.

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cruaulë qu'il n'avohpas même essaye de nier, surmontèrent bientôt lesentiment de commisération que la passion avoït éveille en elle pendant quelques însians.

fille étoir encore plongée dans ces réflexions, lorsque le bruil de la voiture de Lady Catherine se fil entendre ; elle craignit de s'exposer aux regards de Charlotie, et s'enfuit dans sa chambre.

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