‹ Orientaux et occidentaux en Espagne aux temps préhistoriquesChapitre 17 sur 21 · POTERIE IBÉRIQUE · texte numérisé non relu

POTERIE IBÉRIQUE

1. LlanodeJa Atalaya (Purchena), sépuKure 6. Vase caliciforme de terre grise solide ; ornements imprimés au moyen d'un biseau court découpé en forme de scie. Le centre de l'étoile sur le fond est occupé par un enfoncement.

— Echelle i-g-. (Par suite du raccourci la bouche parait plus étroite, en réalité

elle est aussi large que la panse).

2. Même sépulture. Tasse en terre grise solide ; ornements obtenus par des suites de points ; il reste quelques traces de la matière blanche qui les remplissait. — Échelle : -3-.

3. Loma de Belmonte (Mojâcar), sépulture i .Vase caliciforme en terre rouge avec taches lipires, altérée. Les dessips sont imprimés avec un biseau non tranchant, découpé en scie, et long d'environ 15 millimètres. Les creux contiennent encore de la matière blanche. — Échelle : -^r.

4. 5, 6. Poteries funéraires de Ciempozuelôs (entre Madrid et le Tage) d'après le Boletin de la Real Academia de la Historia, décembre 1894. Surfaces noires lissées ; gravures faites par un instrument pointu et un tranchant découpé en scie ; creux remplis de plâtre blanc. Accompagnées d'objets en cuivre. — Échelles : 4 : -5 — 5 : jq — 6 : -j environ.

Les poteries ici reproduites appartiennent toutes à la grande famille de la céramique ornée occidentale ; mais elles en représentent trois variétés. Celle de la vallée du Tage l'emporte sur tous les produits connus par la richesse et la sûreté du sentiment artistique ; il faut, pour s'en rendre compte, voir l'effet que produisent ces dentelles blanches sur le fond noir. Le groupe auquel appartiennent les fig. 1 et 2 est d'un dessin plus timide et plus simple, quoique d'un heureux effet ; l'exécution consciencieuse montre une grande patience. Enfin la fig. 3 représente un troisième groupe de produits contrastant avec les précédents par une diminution considérable du sens artistique, mais surtout par le caractère expéditif, tout mécanique et peu soigné de l'exécution. Le spécimen figuré provient d'une sépulture qui renferme à côté d'un vase peint néolithique, des poteries et objets datant de l'âgé du bronze ; il est donc parmi les plus récents des vases caliciformes. En Armorique on en trouve d'identiques, avec les mêmes défauts. On peut déduire de là que ces vases sont sortis d'ateliers où on en fabriquait en masse pour la vente ; c'était de la camelote pour l'exportation, pour alimenter le commerce phénicien.

En présence de la supériorité de^ produits d'Espagne sur ceux des autres pays, de leur plus grande abondance, et de leur aire d'extension, je crois qu'il est juste de réserver à cet art le nom d'ibérique, d'autant plus que dans les époques suivantes on ne trouve plus dans la Péninsule aucun art céramique propre.

— V. aussi Revue des Questions scientifiques, t. XXXIV, fig. 230 et 231.

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