‹ Orientaux et occidentaux en Espagne aux temps préhistoriquesChapitre 9 sur 21 · FIGURES SYMBOLIQUES · texte numérisé non relu

FIGURES SYMBOLIQUES

1. Poulpe peint en rouge sur un vase de la nécropole de Pitané (Eolide) d*après Perrot et Chipiez. Tous les motifs accessoires ont été ici supprimés.

2, 3. Poulpes peints en rouge sur un vase de la nécropole de Los Millares (Almérie). — Échelle : y-

4, 5, 6. Dessins gravés sur des vases funéraires de Los Millares, et représentant des paires de bras comme ceux du poulpe. Ceux de 4 et 6 sont surmontés de seins en relief. — Échelle : 4 •

7. Tasse funéraire de Los Millares, avec fond couvert à Tintérieur de gravures : paires de bras, yeux, sourcils. — Échelle ; -^ .

8. Tête de la statue-menhir de Saint-Sernin (France) : elle a les yeux et le corps du poulpe, avec quatre paires de bras rudimentaires. — Échelle : -^.

9. 10. Parties supérieures des plaques de schiste de Idanha a Nova et Alcobaça (Portugal). Les lignes horizontales sous les yeux paraissent dérivées des bras du poulpe et celles du dessus font penser à la forme du palmier. —

Échelle -j .

11. Monnaie carthaginoise, très fréquente en Espagne. Elle figure le palmier, le Seigneur-Palmier (Baal-Thamar, d'après Berger). Le tronc ressemble à un bétyle : les régimes de dattes paraissent des yeux, et les pabnes des sourcils.

— Échelle : ^ .

12. Plaque funéraire en schiste de Los- Millares. Les trois paires de lignes courbes semblent devoir s'identifier avec celles du palmier précédent. — Échelle : -^.

13. Bétyle funéraire néolithique de Palmella (Portugal). Au bas, les feuilles du palmier avec des cercles figurant les régimes de dattes ou des yeux ; à mihauteur, le croissant de la lune. — Cartailhac, op. cit.— Échelle : -5-.

14. Tasse funéraire de Los Millares, avec deux palmes et deux cercles radiés que j'ai d'abord considérés comme représentant le soleil et la lune à cause de leur relation avec un symbole végétal et de l'opinion des anciens sur la sexualité différente des deux astres, rapportée par Pline. Je les ai ensuite confondus avec les yeux du poulpe. M. Fr. Houssay, qui a bien voulu me donner son avis sur certaines de ces figures, voit plutôt les deux astres dans d'autres paires de cercles semblables que je considère comme des yeux. Je crois que dans le cas de la fig. 14, il faut en effet revenir à la première opinion, celle qui y reconnaît le soleil et la lune. D'ailleurs, jcomme M. Houssay l'a montré, il y a plusieurs symboles primitifs, et il faut tenir compte du phénomène de la convergence, qui les confond souvent en un seul, soit accidentellement, soit avec intention. Cette confusion m'a empêché de mettre suffisamment en relief le rôle du palmier, sur lequel j'insiste ici, et qui est un symbole éminemment phénicien (V. aussi pi. VI, fig. 5). Sa représentation schématique (fig. 11) fournit un nouveau motif de face avec deux yeux ombragés de sourcils. Les sourcils de la fig. 7 rappellent peut-être des pabnes. Ces paires de cercles, que leur origine soit animale, végétale ou sidérale, forment la base des tendances anthropomorphiques dans ces séries de représentations. — Échelle ; |-.

15. Tasse funéraire de Los Millares, avec six cercles radiés. — Échelle : y.

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