‹ Origine Botanique des Caoutchoucs et Gutta-PerchaChapitre 13 sur 115 · CHapeL, loc. cit., p · texte numérisé non relu

CHapeL, loc. cit., p

sortes dites : Équateur, Lopori, Bussira, Montgalla, serait obtenue par cette méthode :.

L'alcool, qui est un bon réactif coagulant, mais trop cher, est remplacé parfois à Madagascar par de l’absinthe de traite.

Au Nicaragua, d’après J. Collins?, les Uleros (collecteurs) coagulent le lait du Tassa (Casklloa elastica Cerv.) avec le suc d’une vigne sauvage nommée Achuca, très abondante dans la région. La plante est contusée dans une certaine quantité d’eau ; on filtre et on ajoute 1 litre de cette macération pour 9 litres de latex. Le coagulum est laminé sous un rouleau de fer de 70 kilogrammes ; les plaques obtenues, plus ou moins tortillées (d’où leur nom de tortillas) sont séchées pendant quinze jours ; elles pèsent alors 400 grammes environ.

Dans le district de Faranah, sur le Haut-Niger, outre le citron on emploie encore pour aciduler l’eau le fruit müûür du Baobab ou pain de singe (1 fruit par litre), le tamarin et une sorte d’oseille comestible nommée PDa/-oun chez les Malinkés, Santoume chez les Diallonkés, Bisab chez les Ouoloffs et Folleré chez les Toucouleurs. H. Jumelle 3, à qui j'emprunte ces renseignements, pense que le dakoun est lÆribiscus Sabdariffa L. ou l'A. panduræformis Birm. D’après Chapel, emploi du dakoun doit être rejeté:

Au Pérou, on emploie pour coaguler le latex des Æancornia le suc d’une liane appelée Sachamote; dans l’Amérique centrale on se sert aussi de l’infusion des racines

1. Moniteur officiel du commerce, 1897, t. I, p. 305. 2. Loc. cit.

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