H. JumeLce, loc. cit., p
réglées et des repeuplements sous peine de voir les plantes à caoutchouc disparaître pour toujours de cette contrée.
C’est en 1828 que les premiers échantillons de caoutchouc des Indes arrivèrent pour la première fois en Europe. À cette époque, le produit était à peu près inconnu à Calcutta, où une maison de commerce refusa un lot de caoutchouc d’Assam, ne sachant ce que c'était’.
Les procédés d'extraction et de coagulation varient peu dans toutes les Indes anglaises. L'arbre est criblé de blessures depuis les branches jusqu’au sol; le latex qui s’écoule des incisions supérieures se coagule sur place; celui qui s’écoule à portée de la main est recueilli dans des récipients, puis coagulé par addition d’eau bouillante, ou à froid en mélangeant le latex à de l’eau et laissant reposer le tout. Quant aux larmes coagulées, spontanément, on les détache dès qu’elles sont suffisamment durcies. J. Collins estime de 4oo à 500 grammes la quantité
de caoutchouc que peut fournir un arbre de dimensions moyennes.
S ; Assam.
Il arrive du nord-ouest du Bengale et du Brahmapoutre par Calcutta, en ballots de toile grise pouvant peser jusqu’à 150 kilogrammes et serrés entre des liens d’écorce entrecroisés comme les mailles d’un filet. Le caoutchouc se colle souvent à la toile; il est tantôt gris foncé, tantôt rougeâtre à la coupe, lorsqu'il y a mélange de divers latex. Il laisse 25 à 4o p. 100 de déchet, consistant en humidité, terre et débris de bois. D’après W. Roxburgh et F. Morellet, il serait produit par une