‹ Origine botanique des caoutchoucs et gutta-percha. Thèse présentée au concours d'agrégation (Section d'histoire naturelle et pharmacie)Chapitre 101 sur 108 · I. Loc. cit., numéro du 3 juin i · texte numérisé non relu

I. Loc. cit., numéro du 3 juin i

table), P. Pierrei Burck, P. macrocarpum Burck, P. oblusifolium Burck, P. Montgommerianum Burck, P. Verstegei Burck, P. Javense Burck, P. Amkoinense Burck, P. Teysrnannicuium Burck, P. Beauvisagei Burck, P. Gloegoerense Burck, P. membranaceum Burck.

Sideroxylinées (Palaquiées).

Engler rapporte le genre Bassia au genre Butyrospermum ; cependant, il en diffère par le calice à 4 segments et l’absence de staminodes.

Bassia Linn. Mant. App., n° i 3 /| 3 . —Dasyaulus Thw., Enum. PL Zeyl., 175. — Benth. et Hook. Gen. Il, p. 658 . — Burck, loc. cit., p. 43 .

Galice à 4 segments, rarement 5 , presque imbriqués. 2 externes recouvrant à demi un troisième segment ou bien entourant presque complètement 2 segments internes. Corolle à tube large, 8-12 lobes, rarement 6, courts, imbriqués en série simple, un peu tordus. Etamines en nombre double des lobes de la corolle, fixées en une série à la base ou alternes avec les lobes et fixées plus haut, à filets le plus souvent courts; anthères lancéolées ou oblongues linéaires, à déhiscence presque extrorse, attachées à un connectif proéminent. Staminodes O. Ovaire velu, à 4 -12 loges; style subulé, souvent allongé et terminé par une petite pointe. Baie charnue, globuleuse ou ovoïde. Graines peu nombreuses ou solitaires par avortement, tégument crustacé, lisse, hile oblong ou linéaire. Albumen O, cotylédons épais et charnus, radicule très courte ou à peine proéminente. Arbres à suc laiteux. Feuilles coriaces, souvent réunies au sommet des rameaux entre les feuilles, tantôt réunies aux

nœuds des rameaux anciens, pédicellées et souvent pendantes.

Bassia pallida Burck, loc. cit., p. 44- — Njatoh balam soegi-soegi.

Montagnes de Singalang à Sumatra. C’est la seule espèce du genre qui soit exploitée.

Ici s’arrête la liste des plantes (connues actuellement) qui donnent de la gutta-percha vraie.

Selon le D r Burck, les genres Sideroxylon, Chrysophyllum et Mimusops des Indes néerlandaises ne renferment aucune espèce donnant un produit utilisable.

J. Collins a donné une liste de 35 plantes qu’il a examinées et qui, selon lui, fournissent de la gutta-percha; 6 d’entre elles ont été citées plus haut ; les autres ont été reconnues inutilisables par le D r Burck; quant aux espèces dont il ne rapporte que les noms indigènes, on a vu précédemment le peu de confiance qu’il faut accorder à des données aussi peu précises.

De Vriese et Miquel ont cité aussi les espèces suivantes comme étant exploitées ou susceptibles de l’être :

isonandra Motleyana de Vr.;

Isonandra {Palaq. Burck) querci folia de Vr.;

Isonandra ( Pa ] aq. Burck) acuminata Miq.; »

Isonandra {Palaq. Burck) rostrata Miq.

Je ne crois pas qu’il ait été fait jusqu’ici de nouvelles expériences pour nous fixer sur la valeur industrielle de leur latex.

Les espèces suivantes ne fournissent que des succédanés de la gutta-percha.

Butyhospeumum Kotschy, in Sitzber. K. Akad. Wiss. Wien, 1864. — Micadania R. Br., in Lindl. Veg. Kingd., 591. — Engler et Prantl., Pflanzenf., t. IV, I, p. i 38 .

Lobes du calice 4 + 4 > les extérieurs presque en clapet, les intérieurs plus minces. Corolle à tube court, à 8-10 divisions lancéolées imbriquées; autant de staminodes que de divisions de la corolle dont ils ont la forme, mais plus petits, inclinés vers l’ovaire. Étamines réunies ainsi que les staminodes au tube de la corolle. Filets filiformes, anthères linéaires lancéolées, insérées par leur milieu au sommet des filets dont la pointe est tournée vers l’extérieur, à connectif prolongé aigu et à sacs polliniques s’ouvrant latéralement. Ovaire velu; 8-10 loges, style en alêne avec stigmate petit. Baie ovale à péricarpe mince, le plus souvent uniséminée ; graine ovale, à enveloppe brillante crustacée, à surface d’insertion large, exalbuminée. Embryon à tigelle très petite et cotylédons épais, charnus, oléagineux. Arbres élevés, à feuilles munies de petites stipules, serrées à l’extrémité des rameaux, pédicellées, coriaces, allongées. Fleurs en touffes, pédi— cellées ; à l’état jeune, recouvertes entièrement d’un feutrage épais, rouillé, rassemblées au-dessus des cicatrices foliaires de l’année précédente, immédiatement en dessous des feuilles existantes.

Butyrospermum Parkii Kotschy, PI. Knobl., t. 1 . — Bassia Parkii G. Don, A. DC. Prod., VIII, p. igg. — Oliver., PI. Speclce et Grant., Trans. linn. Soc., XXIX, t. 73. — Arbre de Karité, de Ghi; Citoulou dans la région est du Fouta-Djallon (D c Miquel)..

' Guinée supérieure, Bambara, contrée du Niger, pays du Nil, Goudo-Koro, Djur, Kosanga, pays des Niams- Niams, vallées du Haut-Niger, du Bakoy, du Baoulé, Bélidougou, Fouladougou, Manding ( Tour du Monde , 3 1 mars 1 883 ), Haut-Sénégal et Fouta-Djallon.

LA GUTTA-PERCHA

A. Rançon 1 en distingue deux variétés : le Mana à écorce blanc grisâtre et le S/iee à écorce noirâtre et fendillée.

D’après le D r Heckel 2 , dans la tige âgée, les laticifères sont situés en arrière d’une zone de formations ligneuses secondaires assez épaisse, ce qui nécessite des incisions profondes pour les atteindre.

Cet arbre nous fournit une substance très voisine de la gutta-percha de Malaisie (voir chap. I er , § 3 ). On a déjà commencé à l’exploiter à Kati (Soudan), où il est très abondant ; un arbre adulte peut fournir environ i 5 o grammes de gulta en 10 incisions 3 .

Mimusopées.

Mimusops Linn., Gen., 478. — Gærtn., fr. I, p. 198, t. l\2, 3 p. i 32 , t. 2o5. — Elengi Rheedi, Malab. I, p. 33 , t. 20. — Manilkara, loc. cit., 4 p- 53 , t. 25 . — Phebolitis Gærtn., fr. I, p. 201. — Sijnarrhenœ Fisch. et Mey., Bull. acad. petrop., 1 84 1 • —Engler et Prantl., Pflanzenf., t. IV, I, p. i 5 o.

Galice 3 + 3 ou 4 + 4 5 les lobes extérieurs presque en clapet; 6r8 pétales soudés en un tube court et large, les divisions allongées et libres, concaves, recouvrant les étamines, chaque division munie de 2 appendices presque aussi longs, entières ou divisées profondément. Étamines rarement fertiles dans les 2 rangs, exceptionnellement (M. littoralis Kurz.) 12-16 étamines et autant de stami-

1. « Dans la Haute-Gambie. » Annales de VInstitut colonial de Marseille. i8()4.

Page 1