F. Jadin, Revue des cultures coloniales, 1898, p
LA GUTTA-PERCIIA.
La Réunion, Inde, Cochinchine, Cambodge.
M. imbricaria Will., Sp. II, p. 326. —Prod. DC., loc. cit., n° 1. — Imbricaria maxima Poir. — Grande natte. Maurice, La Réunion.
M. calophylloïdes H. Bn.
Petite natte, à la Réunion.
Toutes ces espèces pourraient peut-être donner lieu à une exploitation.
Des recherches devraient être faites aussi sur les plantes suivantes :
Afrique : Ficus microphylla Salz., ex Miq. Mart. Fl. Bras. IV, I, g 3 . — Lodo du Sénégal ; cette espèce semble fournir une substance analogue à la gutta-percha \
Asie : Mimusops indica, A. DC. Prod. VIII, p. 2o5, n° 17.
Inde, Cochinchine et Cambodge.
M. Kaukii L., Sp., p. 497- — Will. Syst. II, p. 326. — A. DC. Prod. VIII, p. 2 o 3 , n° 8 . — Poon Sade des Malais, Sawo, Saaw.
Java et Célèbes.
Sideroxylon dongnaïense Pierre.
Cochinchine et Cambodge.
Bassia latifolia Roxb., Corom. I, p. 20, t. ig. — Prod. DC. VIII, p. 198, n° 2.
Inde.
Bassia longifolia L., Mant., p. 563 . —Prod. DC.,VIII, p. 197, n° 1.
Inde.
Bassia Motleyana Clarke in Ilook., f., Fl. Brit. Ind. III, 546 . —■ Isonandra Motleyana de Vr.
1. Mission au Soudan et au Sénégal. Voyage de M. André Lebon, 1897, p. i3.
Bornéo et Malacca. Le produit que cette plante fournit renferme 3 1 ,6 p. ioo de gutta (E. Obach).
Dyera laxifera J. Hooker, Fl. Brit. Ind. III, 644 - *
A Malacca.
Amérique du Sud : Les plantes à étudier y sont assez nombreuses; je ne citerai que les plus connues :
Achras Sapota L., Sp., p. 470- Sapota Achras Müll., dict. I. — Dipholis salicifolia L., Sp. PL, édit. IL — Sauw manilla à Java, où il est cultivé ; Nispero, Sapotillier, Paardenvleesch (chair de cheval) à la Gûyane hollandaise ; Boerowé blanc ; il est confondu parfois avec le Balata rouge sous le nom de Ballet tree (Bleekrode).
Guyanes, Venezuela, Nicaragua, Antilles; Mexique.
Son latex porte le nom de chicle; on lui a trouvé la composition suivante 1 :
Résine..1 . , . . .. 44>8o
Gemme élastique . 17,20
Sucre. 9 »
Amidon, subst. rouge, mat. jaune et sels. . . 8,20
Eau.. i4.4o
On en lait des statuettes; on l’emploie aussi comme masticatoire ; dissous dans le sulfure de carboné il donne un bon vernis; enfin ses fruits sucrés et comestibles peuvent fournir une certaine quantité d’alcool. L’analyse cidessus nous montre qu’il y a peu à espérer de cette plante au point de VHe de son rendement en gutta-percha.
Le D r Brasse cite les espèces suivantes au Brésil :
Lucuma lasiocarpa A. DC. Prod. VIII, p. 1G6, n° 3 . — Labatia lasiocarpus Mart. Fl. Bras., p. 171.
i .'Revue coloniale, 1897, ç° 17.
LA GUTTA-PERCHA
Lucuma procera Mart. Fl. XXII, 1839. — A. JDC., loc. cit., p. 170, n° 22.
Chrysophyllum ramiflorum A- DC., loc. c.it., p. i 58 , n° 10. — Bahia.
Cette espèce qui croît aussi en Malaisie n’a* donné qu’un produit de mauvaise qualité au D r Burck.
Il existe à la Guyane française un certain nombre de plantes appartenant à diverses, familles ; le D r Heckel signale 1 * :
Echites* syphilitica L., Fl. suppl., p. 167. — Prod. DC. VIII, p. 463 , n° Ç28. Buisson de la Guyane (Apocynées).
Le latex est très abondant (caoutchouc ou gutta-percha ?).
Couma guyanensis Aubl., PI. Guy., suppl., p. 3 g, t. 392
(Apocynées). *
Latex épais et résineux qui paraît contenir de la gutta.
Bagassa guyanensis Aubl., PI. Guy. suppl. (Ârtocarpées)»
D’autre part, E. Geoffroy 3 a attiré l’attention sur les plantes suivantes, spontanées à la Guyane, et sur le latex desquelles il a fait de nombreux essais au Nouveau-Chantier.
Labatia macrocarpaP.êtSeb.Not. Bois. Nouv.-Caléd., 196. — Mart. Nov. gen. Bras. II, p. 70. — Balata indien (Sapotacées).
On le trouve aussi au Rio Negro.
Plumeria articulata Wahl. Eclog. Amer. II, p. 20. — Prod. DC. VIII, p. 3 g 4 , n° 2.6 (Apocynées). —‘Latex très épais.
1. « Plantes médicinales et toxiques de la Guyane française. » Annales
de l'Institut colonial de Marseille, 1898. * ■