‹ Origine botanique des caoutchoucs et gutta-percha. Thèse présentée au concours d'agrégation (Section d'histoire naturelle et pharmacie)Chapitre 107 sur 108 · La Belgique coloniale, 1 r septembre · texte numérisé non relu

La Belgique coloniale, 1 r septembre

LA GUTTA-PERCHA

gutta-percha; on la nomme Malumbo (ou Dandos bopé) dans le Sankuru.

Enfin, il y a quelques années on a trouvé dans les régions du Baleya et du Sankaran (sud-ouest du Soudan français) une liane appelée Sagaé par les Malinkés*.

On peut récolter son latex par incisions en T pendant toute l’année ; la coagulation se fait par le repos au soleil, l’ébullition lente ou l’addition de 100 centimètres cubes d’alcool par 10 litres de latex; celui-ci fournit le quart de son poids d’une substance jouissant des propriétés générales de la gutta-percha; elle est très peu soluble dans l’alcool, soluble dans l’essence de térébenthine et le sulfure de carbone ; c’est un bon isolant et on peut l’employer pour prendre de très fines empreintes pour la galvanoplastie. Le Soudan pourrait en fournir, paraît-il, 100,000 kilogrammes par an.

Serait-ce la même plante que celle signalée au Bambouk sous le nom de Saga 1 2 et qui fournit aussi un produit analogue à la gutta-percha ?

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