Godefroy-Lebeue, Le Caoutcliouquier de Panama
ESSAIS DE CULTURE
et aux feuilles séchées le procédé d’extraction par les dissolvants, on pourrait retirer un minimum de 5oo kilogrammes de caoutchouc à l’hectare, ce qui représente environ 4 5 ooo fr. ; en déduisant les frais d’extraction et de culture il resterait i, 5 oo fr. par hectare, chiffre basé sur les documents officiels anglais. Les premiers résultats ont été tellement encourageants 1 que le gouvernement colonial de la Trinidad a consacré 200 acres de terrain à des essais en grand.
Les plantations de Hevea brasiliensis Müll. Arg., que les Anglais ont entreprises dans l’Inde il y a environ vingt-cinq ans, réussirent dans le sud de Burmah, mais seulement dans des régions inhabitables.
Enfin, on songea au Manihot Glaziovii Müll. Arg. qui se plaît dans des contrées arides, sur un sol pierreux et peut supporter facilement de grandes sécheresses. Les cultures installées à Geylan, aux stations de Cocowate, ont montré que ces arbres prospèrent encore à 1,800 mètres d’altitude. A l’âge de 5 ans, ils atteignaient i 5 mètres de hauteur et 1 16 de circonférence à la base*. Voici le procédé employé pour hâter la germination des graines du Manihot Glaziovii 3 : « Sa graine est très épaisse, protégée par une coque très dure ; pour hâter sa germination gui dure un an, on peut enlever à la lime les arêtes de ses extrémités : il est bien entendu qu’il faut un grand soin dans cette préparation si l’on ne veut pas léser le gçrme. Ainsi préparée, chaque graine est mise en terre ; on les plante à ciel ouvert, à 75 millimètres l’une de l’autre, on recouvre le semis de 12 à i 3 millimètres de terre et on
*• Revue coloniale, 22 décembre 1898.