tome v. ag
45o EXAMEN
consacré à Apollon ou au Dieu du soleil, comme renfermant toute symphonie et Tordre harmonique de l'Univers , dont le soleil est le lien. Voilà pourquoi on lui consacra le septième jour qui fut regardé comme *acré (a) , parce qu'on supposait que c'était celui de la naissance d'Apollon, à qui, en conséquence, on donna le nom d'Hebdomagène (b). Dans les fêtes du cirque (c) en honneur du soleil , on faisait sept tours , septem cwrricula. Le nombre 7 n'a été si souvent répété dans cet ouvrage apocalyptique où il se trouve jusqu'à 24 fois , ainsi que le nombre 1 2 , qui s'y trouve 1 4 fois , que parce^ue cet ouvrage est relatif à l'ordre du monde dans lequel le nombre 7 exprime celui des planètes, et 12 celui des 12 signes. Cette affectation à les répéter n'est point arbitraire , ni l'ouvrage du hasard. Elle est une suite des divisions astronomiques du zodiaque et des sphères à travers lesquelles les ames . voyageaient , soit en descendant ici-bas , soit en remontant vers leur principe.
L'échelle par laquelle l'ame remonte à son principe , a sept degrés, suivant Marsile Ficin (d) dans son Commentaire sur l'Enneade de Plotin. La première est l'épurement de l'ame; la deuxième la connaissance des choses séparément acquises , etc. ; la troisième est lorsque lame , arrivée au monde intellectuel , passe jusqu'à l'empire du bien surintellectuel. On peut consulter sur cette doctrine Plotin lu^même.
Dans les mystères de Mithra (e) , les grades étaient au
(a) Hésiode. — Plut. Symp., 1. 8, quaest. î. — (e) Aulugelle, 1. 3, e. 10, p. 95: — (d) Marsil. Ficin. Comment, in Knneari. 6, I. 7, c. 36. — (e.- llieronym. Fpis. ad Lflefam.,T. 11.
nombre de sept et avaient rapport aux sept planètes. Au-dessus de tout était le père, ou le chef de tout cet ordre hiérarchique. C'était là ce qui formait l'ogdoade fameuse ^représentative du monde, laquelle était également représentée dans l'antre mithriaque aux sept portes , qui , s'élevant par degrés, formaient une échelle mystérieuse (a) dont le soleil était le sommet, comme étant l'astre dans lequel vont se rendre les ames. Le métal qui y répond était le même que celui du chandelier -, c'était l'or destiné à représenter la lumière première qui brille dans le soleil , distinguée de la lumière réfléchie qui brille dans les planètes.
On peut voir dans Beausobre (b) le développement de toute cette théorie sur le retour des ames dans le ciel • ^t sur F union des nombres 6acrés 7 et 12 , qui entraient » dans cette théologie mystérieuse , comme ils entrent ici dans r Apocalypse. Il rapporte cette union au grand principe des anciens rabbins (c) qui disent que toutes les étoiles servent aux planètes , et les sept planètes aux douze signes du zodiaque.
On ne voit effectivement dans leur théologie que des allusions aux divisions célestes par sept et par donze. Dieu a imprimé partout dans l'Univers , dit Joachitès (d) sur le nombre 7, le caractère sacré du nombre 7. Il y a 7 principaux astres dans le monde , 7 jours dans la semaine, 7 portes dans l'air, 7 sphères, 7 sabbats, etc. Dieu a préféré ce nombre à tous les autres. On peut voir aussi Macrobc (e), Aulugelle (/), 'Isidore (g), sur le nombre 7, et sur l'importance du rôle, qu'il était censé jouer
(«) Orig., 1.6, p. agi. — (£) Beaus., Hist. du Maoich., t. a, 1. 7, c. 6f p. 5oo. — (c) Jbiil., p. 5o.j, § 4* ~~ (*0 OKdip., t. 3, p. ia5. — (c) Macr. Soin. Scip., 1. Aulug., I. 3, c. 10— (#)(Iùr]or. Orig., 1. 6, c. 16.
^5a EXAMEN
dan* la Nature. Lin us, cité par Aristobule dans Eu-
sèbe (a), dit que dans le ciel étoilé tout a été fait par 7.
Les trois uombres 7, 10 et ta, consacrés dan* l'Apocalypse, étaient appliqués à la théorie mystique des premières sectes, et rapportés aux élémens, aux sphères et eux signes du mois , comme on peut le voir dans saint Irénée (*). On remarquera l'abus que ces sectaires firent de ces nombre*. De-U vient donc que Ton trouve ces noms répétés si souvent dans l'ouvrage de Jean. Ils
sont les seuls qui sy reproduisent à chaque page. On
voitd'abord,C.l,V. 4 . . . «