TOME I
celles du roi ne les partageaient. Le roi, irrité de sa résistance, fit périr sa fille sans même attendre la décision du sort. Le malheureux père de cette fille, appelé Mastnsius , dissimula ces outrages , d'autant plus que sa fille mourait pour la patrie , et que d’ailleurs le sort aurait pu la condamner à cette mort. Il cacha tellement son ressentiment qu'il affecta depuis d’être un vif ami du roi. Au bout de quelque temps , lorsque tout paraissait oublié, il annonça le projet d’un grand sacgfice auquel il invita le roi et sa famille. Le roi envoya devant ses filles, parce qu'il était lui-même occupé de quelques affaires d'administration. Mastusius, profitant de l’absence du roi , égorgea les princesses, et après avoir mêlé leur sang avec du vin dans une coupe , il le donna à boire au père. Celui-ci ayant demandé ses filles, et ayant appris ce qui leur était arrivé, fit jeter dans la mer Mastusius avec sa coupe. La mer où il fut précipité en prit le nom de Mastusius ; le port celui de Coupe ; et la coupe fut ensuite placée aux cieux par les anciens astrologues, pour être un monument qui apprit aux hommes que les grands outrages ne s’oublient jamais, et que tôt ou tard le ressentiment éclate par quelque grand acte de vengeance.
D’autres en font la coupe d’Icare ou du bootès qui se lève avec elle, et qui passe pour avoir reçu le premier de Bacchus le vin , et avoir enseigné aux autres à cultiver la vigne (a).
Ceux - ci y voient la coupe de Bacchus lui-même ou du Dieu qui préside aux vendanges que le lever héliaque de la coupe précède de peu de jours , etils lient ce sym- UD Re TR PSS RS Re
(a) Hygin, L.2,c. Gr.
ET DE SES PARTIES. HER bole aux fictions religieuses des mystères (a) et à la théorie secrète sur les voyages des ames à travers les sphères et les signes. |
Ceux-là veulent que ce soit le tonneau dans lequel | Mars fut jeté par OEtus ét Éphialtès (b).
D'autres enfin lient cette fable à celle du corbeau dont nous ailons parler (c).
Théon y voit un symbole relatif à la terre d'Égypte inondée par le Nil (à).
Les Arabes l’appellent afkes, alches , elkis, alhas, alhes , alkaso, alchas, la coupe ou le vase (e), eluatad (f), asour (2), albatina, de parina, coupe (A); . batiya et badiya en persan (1); en hébreu, Ækus, cos (j); en arabe, elphium, pharmaz (k), crater. Les étoiles de la coupe se nomment aussi al-mälaph, præsepe. | he
On la nomme en grec calpé (1), crater, scyphos, hydria, aggeion; en laün, cralera, scyphus, urna , patera, calix, poculum , poculum Apollinis, Bacchi, Herculis, Demophontis; poculum herculi sacrum. La coupe est posée sous le lion et la vierge, sur le premier repli de l’hydre (m), penchant un peu vers la vierge.
Columelle (7) marque un lever du soir de l’'hydre au "7 des calendes de mars, avec changement de vent. C’est au 16 de ces mêmes calendes qu'Ovide place ce lever
(a) Macrob. Som. Scip., 1. 1, c. 12.—(b) Hyg. 19,6. 41.—(c) Hyg. ibid, Germ., ©. 4. Eratosth. , &. 4r. — (d) Theon, p. 150, — (e) Cæs., ©. 8, p. 274. Bay., tab. 42. — (f) Ricciol., p. 126. — (g) Hesych. — (h) Comm. Alfrag., p. 108. — (1) Hyd. Comm., p.65. — (j) Kirk. Œdip., t.2, p. 199. — (k) Ricciol., p. 127. — @) Cæs., p. 274. — (m) Hyg., 1.3, ©. 39. Germ., c. 40. — (n) Columell. , 1. 11, ec. 2,
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de l'hydre, du corbeau et de la coupe (a). C’est à cette occasion qu'il raconte la fable dont nous allons parler à l’article du corbeau.
Columelle (8) fixe au 13 des calendes d'octobre le pas-
sage du soleil dans la balance au lever héliaque de La
coupe , symbole des vendanges qui se font à cette époque, et qui se lie aux mystères qui se célébraient à la mème époque.