‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelleChapitre 143 sur 240 · LIVRE III, CHAPITRE HI · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE HI

percevoir de cette mort, et sont aussi les premiers à répandre cette nouvelle effrayante qui produisit la terreur qu'on appelle panique. Isis aussitôt coupe une partie de sa chevelure , et prend l’habit noir dans un lieu dont le nom nous exprime une privation ; allusion manifeste à sou disque échancré et à la diminution de lumière qui suit la pleine lune. Le mois suivant, elle se trouve pleine aux gémeaux , où sont les deux enfans qui président à la divination, comme nous l’avons déjà dit. La fable suppose qu'Isis passe dans un lieu où elle rencontre de jeunes enfans; elle s'adresse à eux pour savoir en quel endroit peut être le coffre qui cache le corps de son époux. Îls lui indiquent la bouche du Nil, par De” quelle les amis de Typhon avaient envoyé à la mer le colire qui contenait le corps de son époux. C’est de Là, dit Plutarque , qu'a été donnée aux enfans la faculté de prédire l'avenir, et de fournir les augures que l’on tire souvent des propos qu'ils laissent échapper en jouant dans les temples. Il est bon d'observer ici que Lucien

nous a dit que c'était des signes célestes que les Égyp-

tiens üraient la science de la divination ; que les oracles d'Ammon. étaient soumis à l'influence du bélier ; ceux d'Apis à l’influence du taureau ; ceux des enfans se-

ront donc soumis à l'influence des enfans gémeaux. Aussi,

Lucien dit que c'étaient eux qui présidaient aux oracles

| rendus par Apollon à Didyme (a); car Apollon est un

des gémeaux appelés Didymes.

Suivons Isis. La Déesse sut que, par erreur, Osiris

avait couché avec sa sœur ÂWephté, et elle en eut la

RS

(a) Lucian. de Astrol., p. 993.

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