‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelleChapitre 233 sur 240 · DU DEUXIÈME. VOLUME · texte numérisé non relu

DU DEUXIÈME. VOLUME

GR] O* peut consulter Jamblique dans sa réponse à Chérémon , où il lui prouve que Îles Égyptiens n’avaient point vu un simple mécanisme dans l'Univers et dans le jeu de ses ressorts, mais qu’ils avaient encore adinis une vie, une ame et une intelligence, etc. <a

C2] Justin observe que Platon avait puisé en Ég aypte la même doctrine sur l'unité de Dieu, ame et intelligence de toutes choses.

[31 Les Japonais regardent le monde comme un grand homme, dont la calotte céleste est la tête, dont les astres sont ies yeux 14), Les arbres, les herbes et les plantes, sont les poils; les pierres et les métaux, les üSsemens. On retrouvé la mêmé idée chez les Scandinaves, dans la LS éription qu'ils nous font de leur géant Imer, où de la matiére chaotique dont le cadavre rémplit l’abime ; dont fa Ru servit à former la terre ; Yé sang, la mer ; les os, lés RARES les cheveux, les plantes. La voûte céleste fut faite de son crâne, et l’on établit quatre mains pour la soutenir, etc. De ses paupières on bâtit Midgard, ville céleste, etc.

L'elie était la peinture que le grand Diéu des por Sérapis, faisait de lui-même dans lés vers que rapporte Macrobe (b). I dit jue le Ciel forme sa tête; la mer, son ventre; la terre, ses pieds ; ses oreilles sont dans l’Éther, ainsi que ses yeux das les rés , et SR dans je soleil. Fci, le Dieu Sérapis ést pris pour amie universelle, dont le soleil est le siége principal. La fameuse Omorca des Chaldéens &: que Bélus partage en deux, de manière à faire d’une partie de son corps le ciel,

èt la terre de Pautre, semble avoir été le type du géant {mer des Scan dinaves. Les Mauichéens disaient « que le créateur écorcha les princes » des ténèbres, et que de leurs peaux étendues (d), ilen fit le firma » ment. » Damascène ajoute à ce récit d'Épiphane, qu’il forma les hom-

(a) Kirker OEdip , t. 1, p.#4re, -- (db) Sat., x. 1, 20. —- a“ Syncelle, p:.271 2 (d) Beausob., 1. 2, L. 6, c. 6, S9, p. 366.

mes de leur chair, et les montagnes de leurs os. C’est ainsi qu’on écrivait autrefois les Cosmogonies, sous une forme d'histoire la plus monstrueuse.

Eusèbe (a) nous dit que les anciens théologiens de l'Orient plaçaient dans le ciel la tête de Dieu, son intelligence dans l’Ether, ses membres et le reste de son corps dans les différentes parties du monde. Les livres juifs peignent Dieu sous les traits d’un, être colossal, dont le ciel est le siége, et à qui la terre sert de marche-pied (b). Ces peintures ont plus de dignité que celles dont nous avons parlé plus haut. Celle d’Isaïe appartient au spiritualisme qui, par abstraction, place la Divinité hors du monde.

[41 On remarquera que le mot ame répond au mot force universelle. Cette ame universelle revient au principe d’action universelle, qu’on est forcé de reconnaître dans fa matière, principe unique, dit M. de Voltaire, principe nécessaire, éternel, présent partout dans le monde. (Volt. pièc. détach. t. 2, sur le principe d’action.)

[51 Origène, dans sa quatrième homélie sur Ézéchiel (c), s'efforce de démontrer que la terre est animée, qu’elle péche, et qu’elle est punie (d).

[6] La doctrine ancienne sur l’ame et sur lintelligence des astres, s’est perpétuée jusqu'aux derniers siècles. Le docteur Scot dit (e) que ceux qui ont refusé de croire les astres animés, ont plutôt exposé leur croyance à cet égard qu’ils n’ont démontré le contraire.

[71 On remarquera que la figure appelée Hercule, vêtue de la peau du lion, et celle appelée Orion, qui porte les dépouilles du bœuf, étaient censées présider au mouvement du soleïl. Car Orion est l’astre d’Orus, suivant Plutarque, de {side, p. 359.

[8] On trouve dans les livres zends la prière qui se récite les sept premiers jours du mois en l’honneur des sept Amschaspands (f), avec leurs noms Ormusd, Bahman,, Ardibescht, Schariver, Sapandomad, Kordad, Amerdad. Ce sont les sept premiers esprits célestes ; ils se divisent, comme les planètes, en mâles et femelles. (g); ils sont des rois toujours vivans, rois du monde.

[o] Clément d'Alexandrie le donne à entendre (k), quandil dit qu'il y a sept archanges dans notre hiérarchie, comme il y a sept planètes chargées du gouvernement du monde, dans la théologie chaldéenne.

(a) Euseb. Præp. ev., 1. 3, c. 10, p. 10. --- (b) Isaïe, c. 5, v. 1. —- (c) Beausob., t.2,1.6, c. 6, p. 370. --- (d) Petaw. de Opif., L. 1, ec. 12, $ 14. -— (e) Almagest. Ricciol., t. 1, p. 93. —- (f) Zend.-Avest., t 2, p. 152. = (9) Ibid. , €. t, part. 2, p. 152. -— (h) Stromat., 1.6, p. 685

E [ro] Système des Cabalistes dans la distribution des Anges, Intelligences et Esprits

OEdip. Kirker,

t 2, part. I,

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