Forskal, p
3. Lehmann, Historia Nicotinarum, p. 18. L'expression de suffruticosa «st une exagération appliquée aux Tsibacs, qui sont toujours annuels. J'ai déjà dit que le iV. suffruticosa des auteurs est le N, Taoacum.
4. Link et Otto, Icônes plant, rar. horti àer., in-4, p. 63, t. 32. Sendtner, dans Flora brasil . ^ vol. 10, p. 167, décrit la même plante de Sello, à ce qu'il semble, d'après des échantillons envoyés par ce voyageur, et Grisebach, Symholm /Z. argent., p. 243, mentionne le iV. alata dans la provipce 4!£ntrerios de la république Argentine.
originaire d'Asie. Elles sont toutes d'Amérique, excepté les N, suaveolenSy de la Nouvelle Hollande, et N, fragrans, de Tîle des Pins, au sud de la Nouvelle-Calédonie.
Plusieurs Nicotiana, autres que les Tabacum et rustica^ ont été cultivés çà et là par des sauvages ou, cdmme curiosité, par des Européens. Il est singulier qu'on s'occupe si rarement de ces essais, au moyen desquels on obtiendrait peut-être des tabacs très
Earticuliers. Les espèces à fleurs blanches donneraient probalement des tabacs légers et parfumés, et comme certains fumeurs recherchent les tabacs les plus forts, les plus désagréables possible aux personnes qui ne fument pas, je leur recommanderai le Nicotiana angustifolia^ du Chili, que les indigènes appellent Tàbaco del Diablo *.
Gannelier. — Cinnamomum zeylanicum, Breyn.
Le petit arbre, de la famille des Lauracées, dont l'écorce des jeunes rameaux est la cannelle du commerce, existe en grande quantité dans les forêts de Ceylan. Certaines formes qui se trouvent sauvages dans l'Inde continentale étaient regardées autrefois comme autant d'espèces distinctes, mais les botanistes anglo-indiens s'accordent à les réunir avec celle de Ceylan 2.
Les écorces du Cannelier et d'autres Cinnomomum non cultivés , qui produisent le cassia ou cassia de Chine , ont été l'objet d'un commerce important dès les temps les plus reculés, MM . Flûckiger et Hanbury ^ ont traité ce point historique avec une érudition si complète que nous devons simplement renvoyer à leur ouvrage. Ce qui nous importe, à notre point de vue, c est de constater combien la culture du cannelier est moderne relativement à l'exploitation de l'espèce. C'est seulement de 1765 à 1770 qu'un colon de Ceylan, appelé de Koke, soutenu par le gouverneur de l'Ile, Falck, fit des plantations qui réussirent à merveille. Elles ont diminué depuis quelques années à Ceylan; mais on en a fait ailleurs, dans les ^ays tropicaux de l'ancien et du nouveau monde. L'espèce se naturalise facilement hors des cultures *, parce que les oiseaux en recherchent les fruit» avec avidité et sèment les graines dans les forêts.
Bamié. — China grass, des Anglais, — Boehmeria nivea^ Hooker et Arnott.
La culture de cette précieuse Urticacée a été introduite dans le midi des Etats-Unis et de la France, depuis une trentaine d'années ; mais le commerce avait fait connaître auparavant^la
i. Bertero, dans Prodr,, XIIj sect. 1, p. 568.
2. Thwaites, Enum, Zeylanis, p. 252; Brandis, For est flora of India,. p. 375.
3. Flûckiger et Hanbury, Histoire des drogues d*origine végétale^ trad.. franc., 2, p. 224; Porter, The tropical agricuiturist, p. 268.
4. Brandis» /. c. Grisebach, Fl, of brit, W, India islands, p. 179.
gânnelier, ramié, chanvre 117
valeur extraordinaire de ses fibres, plus tenaces que le chanvre et, dans certains cas, flexibles comme la soie. On peut lire dans plusieurs ouvrages des détails intéressants sur la manière de cultiver la plante et d'en extraire les fils *. Je me bornerai à préciser ici, le mieux que je pourrai, l'origine géographique.
Dans ce but, il ne faut pas se fier aux phrases assez vagues de la plupart des auteurs, m aux étiquettes des échantillons dans les herbiers, car il est arrivé souvent qu'on n'a pas distingué les pieds cultivés , échappés des cultures ou véritablement sauvages, et qu'on a oublié aussi la diversité des deux formes Boehmeria nivea [Urtica nivea, Linné, et Boehmena tenacissima, Gaudichaud, ou B, candicans, Hasskarl), qui paraissent deux variétés d'une même espèce, à cause des transitions notées par quelques botanistes. Il y a même une sous-variété, à feuilles vertes des deux côtés, cultivée par les Américains et par M. de Malaftic dans le midi de la France.
La forme anciennement connue {Urtica nivea L.), à feuilles très blanches en dessous, est indiquée comme croissant en Chine et dans quelques pays voisins. Linné dit qu'elle se trouve sur les murs en Chine, ce qui s'appliquerait à une plante des décombres, originaire des cultures; mais Loureiro^ dit : Habitat^ et abundanter colitur in Cochinchina et China^ et, selon M. Bentham ', le collecteur Champion l'a trouvée, en abondance, dans les ravins de l'île de Hong-Kong. D'après MM. Franchet et Savatier ^, elle existe au Japon, dans les taillis et les haies (m fruticetis umbrosis et sepibus), Blanco ^ la dit commune aux îles Philippines. Je ne trouve aucune preuve qu'elle soit spontanée à Java, Sumatra et autres îles de l'archipel Indien. Rumphius * ne la connaissait que comme plante cultivée. Roxburgh ' la croyait native de Sumatra, ce que Miquel ^ ne confirme pas.
Les autres formes n'ont été trouvées nulle part sauvages, ce qui appuie l'idée que ce sont des variétés survenues dans les cultures.
Chanvre. — Cannabis sativa^ Linné.
'Le chanvre est mentionné, avec ses deux états, mâle et femelle, dans les plus anciens ouvrages chinois, en particulier dans le Shu-King^ écrit 500 ans avant Jésus-Christ ^. Il a des
1. Comte de Malartic, Journal dagric, praliqne^ 7 déc. 1871, 1872, v. 2, n» 31; de La Rocpie, tôid., n. 29, Bull. Soc, d'acclimat., juillet 1872, p. 463; Vilmorin, Bon jardinier, 1880, part. 1, p. 700; Vetillart, Etudes sur les fibres végét. textiles, p. 99, d1. 2.