‹ Origine des plantes cultivées; (volume 2)Chapitre 117 sur 372 · Roxburgh, FI. ind.; Piddington, Index · texte numérisé non relu

Roxburgh, FI. ind.; Piddington, Index

MURIER NOIR lâl

précises qae celles de Ritter sur rorigine, et, s'il y a quelques contradictions apparentes entre nos opinions sur d'autres points^ cela vient surtout de ce que Tillustre géographe a considéré une foule de variétés comme des espèces, tandis que les botanistes les ont réunies après un examen attentif.

Mûrier noir. — Morus nigra^ Linné.

Il est plus recherché pour ses fruits que pour ses feuilles, et, d'après cela, je devrais Ténumérer dans la catégorie des arbres fruitiers. Cependant on ne peut guère séparer son histoire de celle du Mûrier blanc. D'ailleurs on emploie sa feuille dans beaucoup de pays pour Félève des vers à soie, sans se laisser arrêter par la cpalité inférieure du produit.

Le Mûrier noir se distingue du blanc par plusieurs caractères, indépendamment de la couleur noire du fruit, qui se trouve également chez certaines variétés du M, alba *. Il n'a pas une iminité de formes comme celui-ci, ce qui peut faire présumer une culture moins ancienne, moins active, et une patrie primitive moins étendue.

Les auteurs grecs et latins, même les poètes, ont souvent mentionné le morm nigra, qu'ils comparaient au Ficus Sycomorus j et qu'ils confondaient même dans l'origine avec cet ftri>re égyptien. Les commentateurs répètent depuis deux siècles une foiue de passages qui ne laissent aucun doute à cet égard, mais ne présentent guère d'intérêt en eux-mêmes *. Us ne fournissent aucune preuve sur l'origine de l'espèce, qu'on présume de Perse, à moins de prendre au sérieux la fable de Pyrame et Thisbé, dont la scène était en Babylonie, d'après Ovide.

Les botanistes n'ont pas constaté d'une manière bien certaine l'indigénat en Perse. M. Boissier, qui possède plus de matériaux que personne sur l'Orient, se contente de citer Hohenacker comme ayant trouvé le M. nigra dans lés forêts de Lenkoran, «ur la côte méridionale de la nier Caspienne, et il ajoute : « probablement spontané dans la Perse septentrionale vers la mer Caspienne ' ». Avant lui, Ledebour, dans sa flore de Russie, indiquait, d'après divers voyageurs, la Grimée et les provinces au midi du Caucase *; mais Steven nie que l'espèce existe en Grimée autrement qu'à l'état de culture ^. M. de TchihatchefF et C. Koch ® ont trouvé des pieds de Mûrier noir dans des localités

i. Reichenbacb a publié de bonnes figures des deux espèces dans ses icônes flor» germ,, t. 657 et 658.

2. Fraas, Synopsis fl, class.^ p. 236; Lenz, Botanik d. alten Griechen und Rœmer, p. 419; Kitter, Erdkunde^ 17, p. 482; Hehn, Cultwyflanzen, éd. 3, p. 336, sans parler d'auteurs plus anciens.

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