Kaempfer, Amoen., p. 798 ; Thunber^, FI. Jap., p
Kaempfer et Thunberg indiquent aussi le nom de Momu, mais M. de Siebold {FI. Jap., 1, p. 29) attribue un nom assez semblable, Mume, à un Prunier, Prunus Mume, Sieb. et Z.
De Candolle. 12
n'est pas spécifiée dans V Encyclopédie dont je viens de parler; mais, à cet égard, les auteurs chinois sont peu attentifs.
Après quelques détails sur les noms vulgaires de la pêche dans diverses langues, je disais : « L'absence de noms sanscrits et hébreux reste le fait le plus important, duquel on peut inférer une introduction dans l'Asie occidentale venant de plus loin, c'est-à-dire de Chine. »
« Le Pécher a été trouvé spontané dans plusieurs points de l'Asie; mais on peut toujours se demander s'il y était d'origine primitive, ou par le fait de la dispersion des noyaux provenant de pieds cultivés . La question est d'autant plus nécessaire que ces noyaux germent facilement et que plusieurs des modifications au Pécher sont héréditaires ^ Des pieds en apparence spontanés ont été trouvés fréquemment autour du Caucase. Pallas ^ en a vu sur les bords du Terek, où les habitants lui donnent un nom qu'il dit persan, Scheptala ^. Les fruits en sont velus, âpres (austeri), peu charnus, à peine plus gros que ceux du Noyer; la plante petite. Pallas soupçonne que cet arbuste provient de Pêchers cultivés. Il ajoute qu'on le trouve en Crimée, au midi du Caucase et en Perse; mais Marshall Bieberstein, C.-A. Meyer et Hohenacker n'indiquent pas de Pêcher sauvage autour du Caucase. D'anciens voyageurs, Gmelin, Gûldenstsedt ^t Georgi, cités par Ledebour, en ont parlé. C. Koch * est le seul botaniste moderne qui dise avoir trouvé le Pêcher en abondance' dans les provinces caucasiennes. Ledebour ajoute cependant avec prudence : Est-il spontané? Les noyaux que Bruguière et Olivier avaient apportés dlspahan, qui ont été semés à Paris et ont donné une bonne pêche velue, ne venaient pas, comme le disait Bosc ^, d'un Pêcher sauvage en Perse, mais d'un arbre des jardins d'Ispàhan *. Je ne connais pas de preuves d'un Pécher trouvé sauvage en Perse, et, si des voyageurs en indiquent, on peut toujours craindre qu'il ne s'agisse d'arbres semés. Le docteur Royle ' dit que le Pêcher croît sauvage dans plusieurs endroits du midi de l'Himalaya, notamment près de Mussouri; mais nous avons vu que dans ces régions la culture n'en est pas ancienne, et ni Roxburgh ni le Flora nepalensis de Don n'indiquent de Pêcher sauvage. M. Bunge * n'a trouvé dans le nord de la Chine que des pieds cultivés. Ce pays n'a guère été exploré, et les légendes chinoises semblent indiquer quelquefois des Pè-
1. Noisette, Jard, fr., p. 77 ; Trans, Soc. hort. Lond.^ IV, p. 513.