‹ Origine des plantes cultivées; (volume 2)Chapitre 183 sur 372 · Pline, L 17, c · texte numérisé non relu

Pline, L 17, c

5. Je n'ai pas pu découvrir un nom italien de fruit glabre ou autre qui dérive de tuOe?' ou tuberes. C'est une chose singulière, car, en général, les anciens noms de fruits se sont conservés sous quelque forme.

longue culture ou par des fécondations hybrides. En Virginie et dans les Etats voisins, on a des pêches provenant d'arbres semés, non greffés, et leur abondance est si grande qu'on est obligé d'en faire de Teau-de-vie *. Sur quelques pieds, les fruits sont magnifiques *. A Juan-Fernandez, dit Bertero ', le Pêcher est si abondant, qu'on ne peut se faire une idée de la quantité de fruits qu'on en récolte ; ils sont en général très bons, malgré l'état sauvage dans lequel ils sont retombés. D'après ces exemples, il ne serait pas surprenant que les Pêchers sauvages, à fruits médiocres, trouvés dans l'Asie occidentale, fussent tout simplement des pieds naturalisés sous un climat peu favorable, et que l'espèce fût originaire de Chine, où la culture parait la plus ancienne. »

Le Dr Bretschneider *, entouré à Peking de toutes les ressources de la littérature chinoise, après avoir lu ce qui précède, s'est contenté de dire : « Tao est le Pêcher. De GandoUe pense que la Chine est le pays natal de la Pêche. Il peut avoir raison (He maybe right). »

L'ancienneté d'existence et la spontanéité de l'espèce dans l'Asie occidentale sont devenues plus douteuses qu'en 1855. Les botanistes anglo-indiens parlent du Pêcher comme d'un arbre uniquement cultivé ^, ou cultivé et se naturalisant dans le nordouest de l'Inde, avec une apparence spontanée ^. M. Boissier ' cite des échantillons recueillis dans le Ghilan et au midi du Caucase, mais il n'affirme rien quant à la qualité spontanée, et Karl Koch *, après avoir parcouru cette région, dit en parlant du Pêcher : « Patrie inconnue, peut-être la Perse. » M. Boissier a vu des pieds qui se sont établis dans les gorges du mont flymette, près d'Athènes.

Le Pêcher se répand avec facilité dans les pays où on le cultive, de sorte qu'on a de la peine à savoir si tel individu est d'origine naturelle, antérieure à la culture, ou s'il est naturalisé; mais c'est en Chine qu'on a certainement commencé à le planter; c'est là qu'on en a parlé deux mille ans avant l'introduction 4ans le monde gréco-romain, un millier d'années peut-être avant l'introduction dans les pays de langue sanscrite.

Le groupe des Pêchers (genre ou sous-genre) se compose -maintenant de cinq formes, que Decaisne ^ considérait comme des espèces, mais que d'autres botanistes appelleront volontiers

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