‹ Origine des plantes cultivées; (volume 2)Chapitre 20 sur 372 · Webb, lier hispaniense, 1838, p · texte numérisé non relu

Webb, lier hispaniense, 1838, p

2. Carrière, Origine des plantes domestiques démontrée par la cultw*e du Radis saunage. Lq-8, 24 pages. 1869.

3. Ledebour, FI. ross,\ Boissier, FI. orient.; les ouvrages sur la flore de la région du fleuve Amur.

CRAN, CRANSON, RAIFaRT SAUVAGE 2T

Cette Crucifère, dont la racine d'une consistance assez dure a le goût de moutarde, était appelée quelquefois Cran ou Cranson de Bretagne, C'était une erreur, causée par un ancien nom botajiique, Ajinaracia^ qu'on prenait pour Armortca (de Bretagne). Armorada est déjà dans Pline et s'appliquait à une Crucifère de la province du Pont qui était peut-être le Raphanus sativus. Après avoir signalé jadis * cette confusion, je m exprimais de la manière suivante sur l'origine méconnue de l'espèce :

« Le Cochlearia Armoracia n'est pas sauvage en Bretagne. C'est constaté par les botanistes zélés qui explorent aujourd'hui la France occidentale. M. l'abbé Delalande en parle dans son opuscule intitulé Hœdic et Houat *, où il rend compte d'une manière si intéressante des usages et des productions de ces deux petites îles de la Bretagne. Il cite l'opinion de M. Le Gall, qui, dans une Flore (non publiée) du Morbihan, déclare la plante étrangère à la Bretagne. Cette preuve, du reste, est moins forte que les autres, parce que le côté septentrional de la péninsule bretonne n'est pas encore assez connu des botanistes, et que l'ancienne AnoEkorique s'étendait sur une portion de la Normandie où maintenant on trouve quelquefois le Cochlearia sauvage *. Ceci me conduit à parler de la patrie primitive de Tespèce.

Les botanistes anglais Tindiquent comme spontanée dans la Grande^retagne, mais ils doutent de son origine. M. H.-C. Watsoct * la regarde comme introduite. La difficulté, dit -il, de l'extirper des endroits où on la cultive est bien connue des jardiniers. Il n'est donc pas étonnant que cette plante s'empare des terrains abandonnés et y persiste, au point de paraître aborigène. M. Babington ^ ne mentionne qu'une seule localité cil l'espèce ait véritablement l'apparence d'être sauvage, savoir Swansea, dans le pays de Galles. Tâchons de résoudre le proi»ièiiiepar d'autres arguments.

Le Cochlearia Armoracia est une plante de l'Europe tempérée, or»en/a/e principalement. Elle est répandue de la Finlande à Astrakhan et au désert de Cuman ^ Grisebach Tindîque aussi dans plusieurs locatités de la Turquie d'Europe, par ex^EQple près d'Enos, où elle est abondante au bord de la mer^.

Plus on avance vers l'ouest de l'Europe, moins les auteurs de Flores paraissent certains de la qualité indigène, plus les localités sont éparses et suspectes. L'espèce est plus rare en Norwège

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