‹ Origine des plantes cultivées; (volume 2)Chapitre 24 sur 372 · Moritzi, Dict. ms · texte numérisé non relu

Moritzi, Dict. ms

7. Rosenmûller, Biblische Naturgeschichte, vol. I, n'en indique aucun.

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4^ La culture des diverses formas ou espèces de Brassica s'est propagée dans le sud-ouest de TAsie depuis les anciens Hébreux.

Ghervis. — Sium Sisarum^ Linné.

Cette Ombellifère vivace, pourvue de plusieurs racines divergentes en forme de carotte, est considérée comme venant de l'Asie orientale. Linné indiquait avec doute la Chine, et Loureiro * la Ciiine et la Cochinchine, où, disait-il, on la cultive. D'autres ont mentionné le Japon et la Corée, mais il y a dans ces pays des espèces qu'il est aisé de confondre avec celle-ci, en particulier le Sium Ninsi et le Panax Ginseng, M. Maximowicz ', qui a vu ces plantes au Japon et en Chine, et pour lequel les herbiers de Saint-Pétersbourg ont été très instructifs, ne reconnaît comme patrie du Sium Sisarum spontané que la Sibérie altaïque et la Perse septentrionale. Je doute beaucoup qu'on la découvre en Chine ou dans l'Himalaya, attendu que les ouvrages modernes sur la région du fleuve Amour et sur l'Inde anglaise ne la mentionnent pas.

n est douteux que les anciens Grecs et Romains aient connu cette plante. On lui attribue le nom Sisaron de Dioscoride, Siser de Columelleet de Pline*. Certainement le nom italien actuel SisarOj 5isero est à l'appui de cette idée; mais comment les auteurs n'auraient-ils pas noté que plusieurs racines descendent du bas de la tige , tandis que dans toutes les autres Ombellifères cultivées en Europe il n'y a qu'une racine pivotante? A la rigueur, le Siser de Columelle, plante cultivée, était peut-être le Chervis; mais ce que dit Pline du Siser * ne lui convient pas. Selon lui, « c'était une plante officinale » Tinter medica dicendum). Il raconte que Tibère en faisait venir a' Allemagne, chaque année, une grande quantité, ce qui prouve, ajoute-t-il, qu'elle aime les pays froids.

Si les Grecs avaient reçu la plante directement de la Perse, il est probable que Théophraste l'aurait connue. Elle est peut être venue de Sibérie en Russie et de là en Allemagne. Dans ce cas, l'anecdate sur Tibère s'appliquerait bien au Chervis. Je ne vois pas, il est vrai, de nom russe; mais les Allemands ont des noms originaux Krizel^ ou Grizel^ Gôriein ou Gieriein qui indiquent une ancienne culture, plus que le nom ordinaire Zuckerwurzel^ qui signifie racine sucrée ^. Le nom danois a le même sens : Sokerot, d'où les Anglais ont fait Skirret, Le nom Sisaron n'est pas connu dans la Grèce moderne; il ne Tétait même pas au

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