‹ Origine des plantes cultivées; (volume 2)Chapitre 250 sur 372 · Piso, édit. 1648, Htst. nat., p · texte numérisé non relu

Piso, édit. 1648, Htst. nat., p

Humboldt invoque à Tappui du précédent. Ses expressions me conduisent plutôt à une opinion difîérente ^ Il s'exprime ainsi dans la traduction française de 1598 ' : « La cause pour laquelle les Espagnols Font appelé plane (car les naturels n'avaient point de tel nom) a été, comme es autres arbres, pour autant qu'ils ont trouvé quelque ressemblance de Tun à l'autre ». Il montre combien le plane (Platanus] des Anciens était différent. Il décrit très bien le Bananier, et ajoute que cet arbre est très commun aux Indes (ici, cela veut dire en Amérique), « quoiqu'ils

disent (les Indiens) que son origine soit venue d Ethiopie Ily

a une espèce de petits planes blancs et fort délicats, lesquels ils appellent en l'Èspagnolle ' Dominique. Il y en d'autres qui sont plus forts et plus gros, et d'une couleur rouge. Il n'en croît point au Pérou, mais on les y apporte des Indes *, comine au Mexique de Guernavaca et des autres vallées. En la terre ferme et en quelques îles, il y a des grandes planares, qui r sont comme bosquetaux (bosquets) très épais. » Assurément, ce n'est pas ainsi que s'exprimerait l'auteur pour un arbre fruitier d'origine américaine. Il citerait des noms américains, des usages américains. Il ne dirait surtout pas que les indigènes les regardent comme d'origine étrangère. La diffusion dans les terres chaudes du Mexique pourrait bien avoir eu lieu entre l'époque de la conquête et celle où écrivait Acosta, puisque Hernandez, dont les recherches consciencieuses remontent aux premiers temps de la domination espagnole à Mexico (quoique publiées plus tard à Rome), ne dit pas un mot du Bananier ^. L'historien Prescott a vu d'anciens ouvrages ou manuscrits, selon lesquels les habitants de Tumbez auraient apporté à Pizarre des bananes lorsqu'il débarqua sur la côte du Pérou, et il croit aux feuilles trouvées dans les huacas, mais il ne cite pas ses preuves ®.

Quant à l'argument des cultures faites par les indigènes, à

1. De Humboldt a cité Tédition espagnole de 1608. La première édition est de 1591. Je n'ai pu consulter que la traduction française de Regnault, qui est de 1398 et qui a tous les caractères de Texactitude, indépendamment du mérite au point de vue de la langue française.

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