‹ Origine des plantes cultivées; (volume 2)Chapitre 256 sur 372 · Blume, Rumphia, 3, p · texte numérisé non relu

Blume, Rumphia, 3, p

252 PLANTES CULTIVÉES POtJR LEURS GRAINES

paraît pas qu'aucun botaniste Tait trouvée dans les conditions d'un arbre vraiment spontané. Gela tient probablement à ce que les parties méridionales de la Chine, du côté de Siam, ont été peu visitées. En Cochinchine, et dans le pays de Burma, à Ghittagong, le Li-Tschi est seulement cultivé *.

Longan. — Nephelium Longana, Gambessèdes.

Gette seconde espèce, très souvent cultivée dans TAsie méridionale, comme le Li-Tschi, est sauvage dans Tlnde anglaise, de Geylan et Goncan jusque dans les montagnes à l'est du Bengale et au Pégou '.

Les Ghinois l'ont transportée dans Farchipel asiatique depuis quelques siècles seulement.

Ramboutan. — Nephelium lappaceum, linné.

On le dit sauvage dans Tarchipel indien, où il doit être cultivé depuis longtemps, d'après le nombre considérable de ses variétés. Un nom malais, cité par Blume, signifie arbre sauvage. Loureiro le dit spontané en Gochinchine et à Java. Cependant je ne vois pas de confirmation pour la Gochinchine dans les ouvrages modernes, ni même pour les îles. La nouvelle flore de rinde anglaise ' l'indique à Singapore et Malacca, sans affirmer la qualité indigène, sur laquelle les étiquettes d'herbiers n'apprennent ordinairement rien. Assurément, l'espèce n'est pas spontanée sur le continent asiatique, malgré les expressions vagues de Blume et Mic[uel à cet égard *, mais il est plus probable qu'elle est originaire de l'archipel malais.

Malgré la réputation des Li-Tschis et Ramboutans, dont les fruits peuvent s'exporter, il ne paraît pas qu'on ait introduit ces arbres dans les colonies tropicales d'Afrique ou d'Amérique, si ce n'est peut-être dans quelques jardins, comme objets ae curiosité.

Pistachier. — Pistacia vera^ Linné.

Le Pistachier, arbrisseau de la famille des Térébintacées, croît naturellement en Syrie. M. Boissier * l'a trouvé au nord de Damas, dans l'Antiliban. Il en a vu des échantillons de Mésopotamie, mais sans pouvoir affirmer leur qualité spontanée. Le même doute existe sur des rameaux recueillis en Arabie, dont quelques auteurs ont parlé. Pline et Galien ® savaient déjà que

1. Loureiro, Flora Cochinch., p. 233; Kurz, For est flora ofbritUh Burma. p. 293.

2. Roxburgh* Flora indicay 2, p. 271 ; Thwaites, Enum. Zeylanùp, p. 58; Hiern, dans Flora of biii, India, 1, p. 688.

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