‹ Origine des plantes cultivées; (volume 2)Chapitre 288 sur 372 · Bon jardinier, 1880, p · texte numérisé non relu

Bon jardinier, 1880, p

CHATAIGNIER 28S

cipale nourriture des habitants *. Les champs de cette espèce, de couleur rouge ou dorée, produisent un très bel effet *.

D'après ce que ditRoxburgh, le D' Buchanan l'avait « décou- « verte sur les collines de Mysore et Goimbatore », ce qui paraît indiquer un état sauvage.

Jj'Amarantus speciosus^ cultivé dans les jardins et figuré dans le Botanical Magazine^ pi. 2227, parait la même espèce, Hamilton fa trouvé au Népaul ^.

On cultive sur les pentes de l'Himalaya une variété, ou espèce voisine, appelée Amarantus Anardana, Wallich *, jusqu'à présent mal définie par les botanistes.

D'autres espèces sont employées comme légumes. Voir ci-des~ sus, page 80, Amarantus gangeticus.

Châtaignier. — Castanea vulgaris, Lamarck.

Le Châtaignier, de la famille des Gûpulifères, a une habitation naturelle assez étendue, mais disjointe. Il constitue des forêts ou des bois dans les pays montueux de la zone tempérée, de la mer Caspienne au Portugal. On l'a trouvé aussi dans les montagnes de TEdough en Algérie et, plus récemment, vers la frontière de Tunisie (lettre de M. Letourneux). Si Ton tient compte des variétés appelées Japonica et Americana, il existe aussi au Japon et dans la partie tempérée de l'Amérique septentrionale ^. On Ta semé ou planté dans plusieurs localités de l'Europe méridionale et occidentale, et maintenant il est difficile de savoir s'il y e^t spontané ou cultivé. La culture principale cependant consiste dans l'opération de greffer de bonnes variétés sur l'arbre de qualité médiocre. Dans ce but, on recherche surtout la variété qui donne les marrons^ c'est-à-dire les fruits contenant une seule graine, assez grosse, et non deux ou trois petites séparées par des membranes, comme cela se voit dans l'état naturel de l'espèce.

Les Romains, du temps de Pline ^, distinguaient déjà huit variétés, mais on ne peut pas savoir, d'après le texte de cet auteur, s'ils possédaient le marron. Les meilleures châtaignes venaient de Sarde (Asie Mineure) et du pays napolitain. Olivier de Serres *', dans le xvi® siècle, vante les châtaignes Sardonne et Tuscanes, qui donnaient les marrons dits de Lyon ^. Il regarde

1. Roxburgh, F/om indicaj éd. 2, v. 3, p. 609; Wight, Icônes, pi. 720; Aitchison, Punjab, p. 130.

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